HalJordan Universe

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vendredi 9 mai 2008

Ce terrorisme qui a engendré Israël

« Nous avons commis des exactions dignes des nazis » Aharon Zisling, premier ministre israélien de l’Agriculture « Aucun doute n’est possible : de nombreuses atrocités de nature sexuelle ont été perpétrées par les agresseurs juifs.

Beaucoup de jeunes filles arabes ont été violées, puis égorgées.

Des femmes âgée ont été, par ailleurs, molestées. »

Le Général Richard Catling, vice-inspecteur de l’armée britannique, après avoir interrogé plusieurs survivantes (in The Palestinian Catastrophe, par Michael Palumbo, 1987).

par Khalid Amayreh

8 mai 2008

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

Tandis que le maléfique Etat d’Israël célèbre ses soixante ans de nettoyage ethnique et d’atrocités contre les indigènes palestiniens, beaucoup de gens, dans le monde entier, en particulier dans les jeunes générations, ne seront pas totalement informés de la manière dont Israël a vu le jour. De même, les jeunes générations sionistes, qui ne cessent de qualifier leurs victimes palestiniennes de « terroristes » devraient avoir une idée plus claire du passé manifestement criminel d’Israël, que les livres de classe sionistes glorifient et chantent les louanges sans vergogne.

Avant l’Etat « juif », trois organisations terroristes juives oeuvraient en Palestine, essentiellement contre les civils palestiniens et contre des responsables ciblés du mandat britannique. Ces trois mouvements terroristes étaient les suivants : la Haganah, le Zvei Leumi (ou Irgoun), et le Gang Stern. La Haganah (mot hébreu signifiant « la défense ») disposait d’une armée de terre de 160 000 hommes bien formés et bien armés, et d’une unité appelée Palmach, comptant plus de 6000 terroristes. L’Irgoun incluait au minimum 5 000 terroristes, tandis que le Gang Stern comportant de 200 à 300 terroristes impitoyables.

Ce qui suit est simplement une liste de quelques-uns des exemples de terrorisme sioniste avant la création de l’Etat sioniste, en 1948 : cette liste ne comporte pas les massacres de grande ampleur comme Deir Yassin, Dawaymeh, Tantura et bien d’autres encore.

1937-1939

Durant cette période, les terroristes sionistes effectuèrent une série d’attentats terroristes contre des autobus palestiniens, causant la mort de 24 personnes et 25 blessés.

1939

La Haganah a fait sauter le pipeline acheminant le pétrole irakien près de Haifa (Palestine). Moshe Dayan était un des participants à cette opération. La même technique fut utilisée, en 1947, au minimum à quatre reprises.

1940

Le 6 novembre 1940, des terroristes sionistes, du Gang Stern, assassinèrent le ministre plénipotentiaire britannique en résidence au Moyen-Orient, Lord Moyne, au Cauire.

1940

Le 25 novembre, des terroristes juifs firent sauter le navire britannique S.S. Patria dans le port de Haifa, tuant 268 immigrants illégaux juifs. L’explosion, fomentée par l’organisation terroriste Haganah, visait initialement à empêcher ce navire de mettre les voiles. Toutefois, il semble que les terroristes aient méjugé de la quantité d’explosifs nécessaires pour mettre le bâtiment hors d’état de naviguer. D’autres sources ont indiqué qu’il ne s’agissait absolument pas d’une erreur de calcul, mais d’un massacre de masse de juifs délibéré, par des juifs, visant à attirer la sympathie et d’influencer la politique d’immigration britannique en Palestine.

1946

Des terroristes sionistes font sauter l’Hôtel King David à Jérusalem, qui abritait l’administration civile du gouvernement de la Palestine, tuant et blessant plus de deux-cent personnes. Le gang Irgoun revendiqua la responsabilité de ce crime, mais des preuves ultérieures indiquèrent que tant la Haganah que l’Agence juive étaient impliquées dans cet horrible attentat.

1946

Le 1er octobre, l’ambassade britannique à Rome est gravement endommagée par un attentat à la bombe, que l’Irgoun revendique..

1947

En juin 1947, un colis piégé adressé au ministère britannique de la Guerre explose dans un centre de tri postal de Londres, blessant deux personnes. Il fut attribué à l’Irgoun ou au Gang Stern (Sunday Times, 24 septembre 1972, p. 8).

1947

En décembre de cette même année, six Palestiniens sont tués et 30 blessés, des bombes ayant été lancées depuis des camions juifs contre des maisons arabes à Haïfa ; 12 Palestiniens furent tués et un Palestinien fut blessé, lors d’une attaque sioniste armée contre un village arabe côtier, près de Haïfa.

1947

Le 13 décembre, des terroristes sionistes, sans doute membres de l’Irgoun Zvei Leumi, assassinent 18 civils palestiniens et en blessent 60 autres à Jérusalem, Jaffa et Lod. A Jérusalem, des bombes sont lancées contre un marché arabe, près de la Porte de Damas ; à Jaffa, des bombes sont lancées à l’intérieur d’un café arabe, tandis que, dans un village arabe proche de Lod, 12 Arabes sont assassinés lors d’une attaque au mortier et à l’arme automatique.

1947

Le 9 décembre, les terroristes de la Haganah attaquent un village arabe près de Safad, faisant exploser deux maisons, dans les décombres desquelles on releva les corps de dix Arabes, dont cinq enfants. La Haganah a reconnu sa responsabilité dans cette attaque.

1947

Le 29 décembre, deux policiers britanniques et 11 Palestiniens sont tués, et 32 autres, blessés, près de la Porte de Damas, à Jérusalem, les terroristes de l’Irgoun ayant lancé une bombe depuis un taxi.

1948

Le 1er janvier, des terroristes de la Haganah attaquent un village sur les pentes du Mont Carmel, tuant 17 civils palestiniens, et en en blessant 37 autres.

1948

Le 4 janvier, des terroristes de la Haganah portant des uniformes de l’armée britannique pénètrent au centre de Jaffa et font sauter le Sérail, qui était utilisé comme quartier général du Comité National Arabe, tuant plus de quarante personnes et faisant quatre-vingt-dix-huit blessés.

1948

Le 5 janvier, l’Hôtel Sémiramis de Jérusalem (dont le propriétaire était un Arabe) explose, entraînant la mort de 20 civils, dont le Vicomte De Tapia, Consul d’Espagne. La Haganah reconnaît sa responsabilité dans cette atrocité.

1948

Le 7, 17 civils arabes sont tués par l’explosion d’une bombe à la Porte de Jaffa, à Jérusalem, dont trois tandis qu’ils essayaient de s’échapper. D’autres victimes, dont un officier britannique, près d’Hébron, ont été signalées, dans différentes régions de la Palestine.

1948

Le 16 janvier, des terroristes juifs font sauter trois immeubles arabes, tuant huit enfants, dont les âges s’échelonnent de 18 mois à 12 ans.

13.12.1947 – 10.02.1948

Sept attentats à la bombe perpétrés par les terroristes juifs se produisent, les cibles étant des civils arabes innocents, dans des cafés et sur des marchés, tuant 138 personnes et en blessant 271. Durant cette période ont lieu 9 attaques contre des autobus arabes. De plus, des terroristes juifs attaquent des trains de voyageurs, au moins à quatre reprises, tuant 93 personnes et en blessant 161.

1948

15 février ; les terroristes de la Haganah attaquent un village arabe près de Safad, et font exploser plusieurs maisons, tuant 11 civils, dont quatre enfants.

1948

3 mars. L’immeuble Salam, à Haifa (c’est un immeuble d’habitation de sept étages, avec des commerces au rez-de-chaussée), appartenant à un Arabe, est gravement endommagé par des terroristes juifs qui l’ont percuté avec un camion de l’armée, chargé de 400 kilos d’explosifs, tuant 11 civils arabes et 3 Américains. Le Gang Stern revendique l’attentat.

1948

22 mars. Des terroristes juifs du Gang Stern font exploser un immeuble de la rue d’Irak, à Haïfa, tuant 17 personnes et faisant une centaine de blessés. Quatre membres du Gang Stern avaient garé deux camions bourrés d’explosifs devant l’entrée.

1948

31 mars. Des terroristes juifs minent le train express Le Caire-Haïfa, tuant quarante personnes et en blessant soixante.

1948

16 avril. Des terroristes juifs attaquent un ancien camp de l’armée britannique à Tel Litvinsky, tuant 90 Palestiniens.

1948

19 avril. Quatorze civils palestiniens sont tués, à Tibériade, dans une maison que font sauter à l’explosif des terroristes sionistes.

1948

11 mai. Une lettre piégée adressée à Evelyn Baker, ancien commandant en chef en Palestine, est découverte juste à temps par son épouse.

25.04.1948 – 13.05.1948

A la suite d’attaques armées, les terroristes de l’Irgoun et de la Haganah procèdent à un pillage systématique de Jaffa. Ils pillent et emportent tout ce qu’ils peuvent, détruisant tout ce qu’ils ne peuvent déménager.

1948

17 septembre. Le comte Folke Bernadotte, médiateur des Nations-Unies en Palestine, est assassiné par des membres du groupe Stern dans le secteur de Jérusalem contrôlé par les sionistes. L’aide de camp de Bernadotte, le colonel Sérot, est également assassiné par les terroristes juifs.

1948

En novembre, les villages arabes chrétiens d’Igrit et Birim sont attaqués et détruits, beaucoup de civils sans défense étant tués et blessés, dont des femmes et des enfants. Tous les habitants arabes chrétiens sont chassés de chez eux manu militari. L’Etat d’Israël persiste à refuser de les autoriser à retourner dans leurs villages, en dépit de plusieurs jugements de la cour suprême allant dans ce sens.

1948-1949

Les pires actes de terreur juive se sont produit lorsque des terroristes juifs, appelés aujourd’hui Forces Israéliennes de Défense, déracinèrent entre 700 et 800 000 Palestiniens de leur patrie ancestrale, la Palestine. Depuis lors, les réfugiés se sont vu dénier leur droit à retourner chez eux. Après cette expulsion de la population, l’armée des terroristes sionistes rasa au sol des centaines de villes, villages et hameaux arabes, dont ils éradiquèrent jusqu’aux fondations. Enfin, des villages israéliens, des kibboutz et des villes furent construits sur leurs gravats, après nivellement au bulldozer.


Vendredi 09 Mai 2008

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Palestine : Al-Barghouthi appelle l'autorité palestinienne à arrêter les négociations avec l'occupation

Le sécuritaire général de l'initiative nationale palestinienne, le député, Dr. Moustafa Al-Barghouthi, a affirmé l'existence d'une occasion d'obliger l'occupation israélienne de cesser ses activités coloniales dans les territoires palestiniens sur la base que l'accord national et international que la colonisation sioniste détruit l'horizon de la paix.

Dans une déclaration écrite, Al-Barghoutni a dit que l'autorité palestinienne doit annoncer l'arrêt des négociations avec l'occupation immédiatement pour obliger les sionistes de cesser la colonisation par des garantis et d'une surveillance internationale.

Il a ajouté que les négociateurs vont perdre cette occasion au cas de la continuation des négociations alors que l'occupation va poursuivre la colonisation.

Al-Barghouthi a appelé les négociateurs palestiniens à engager au principe qui interdit le retour aux négociations avant l'arrêt de la colonisation et la construction du mur d'apartheid en vue de la levée du blocus imposé contre Gaza.

Al Agha condamne l'abandon des institutions internationales de leur rôle humain

Le ministre de l'agriculture, au gouvernement de l'entente nationale dirigé par le premier ministre Ismail Haniyeh, le Dr. Mohamed Al Agha a appelé l'organisation de l'OPEC et du "FAO" à déployer immédiatement leurs efforts pour sauver la bande de Gaza extrêmement frappée par un blocus sévère, sans précédent, en violant tous les domaines de vie des citoyens innocents.

Il a condamné le silence fermé de la communauté internationale, l'ONU, les pays arabes et musulmans, notamment les organisations d'OPEC et de" FAO", tout en les accusant avoir violer leur rôle humain envers la crime humanitaire qui a paralysé la vie des citoyens de Gaza, au moment ou les autorités sioniste renforcent leurs pratiques oppressives dans la bande.

Lors de sa lettre envoyé au chef de l'OPEC, Ahmed Al Fahd et au chef de l'organisation des nations unies pour l'alimentation et de l'agriculture"FAO"(A'lam Madiouf), Al Agha les a informé de la pire situation lors du vaste ampleur des destructions dans tous les secteurs de la bande de Gaza, en insistant que le manque du carburant qui imposé une situation très désastreuse, notamment au domaine sanitaire.

Al Agha a qualifié les pratiques oppressives de l'occupation contre les citoyens d'une forte barbarie, sans précédent, dans l'histoire humanitaire, tout alarmant d'une situation plus dégradée à la bande de Gaza, en appelant les institutions, organisations juridiques et internationales qui s'occupent des droits de l'homme à sauver immédiatement les habitant étouffés par un blocus criminel, arbitraire, injuste et inhumain.

L'Entité Sioniste dans son soixantième anniversaire, une corrosion intérieure

Wathiq Maali

L'Entité sioniste connaîtra de nouveaux agissements, durant la fête de son soixante anniversaire, dit le journal hébreu Yadiot Aharonot dans son numéro du 30 avril 2008. En effet, un groupe sioniste extrémiste avait dessiné un nouveau drapeau pour "Israël". Ce groupe qui se nomme "Le groupe international pour sauver le peuple et la terre" rassemble autour de ses idées des Sionistes des plus extrémistes. Sur ce nouveau drapeau, l'étoile de David serait remplacée par une image des ruines du siège du comité religieux de la colonie de Nfih Dkalim de Gaza, avant la retraite sioniste. Le groupe a promis qu'il distribuera ce nouveau drapeau partout dans l'Entité Sioniste, à l'occasion de la Nakba.

Le chef du groupe a dit : "Nous osons fêter le soixantième anniversaire de la création de l'Etat d'"Israël", au moment où notre peuple vit un état d'effondrement, au moment où on traite avec les mouvements du Hamas, du Hezbollah et d'Al-Qaïda". Il a appelé ceux qui ne veulent que le mal revienne encore une fois frapper le peuple juif à crier : Non, assez !

Cette réaction émanant de l'extrémisme sioniste reflète clairement combien l'Entité Sioniste vit une crise psychologique. Cette crise est le résultat de la défaite qu'elle avait subit au Sud du Liban. Elle est aussi le résultat de la retraite de la bande de Gaza et de la résistance de ses habitants devant ce blocus suffoquant. Les missiles qui tombent quotidiennement sur la colonie de Sdérot n'arrangent pas les choses. La déprime est à son maximum lorsque l'homme possède l'arme, sans pouvoir l'utiliser.

Aujourd'hui, l'Entité Sioniste ne vit pas ses meilleurs jours, psychologiquement parlant. Sa constitution est sur le point de s'effondrer. Les gens n'ont plus aucune confiance en leurs dirigeants. Ils se sentent moins vaccinés qu'auparavant. Les dirigeants se sont rendus compte de cette âme en corrosion. Ils ont organisé des exercices civils de grande envergure de plusieurs jours. Ces exercices allaient réussir à sauver la mise, s'il n'y avait pas eu ces soldats qui tombaient sur les frontières avec Gaza.

Revenons au fameux drapeau. Le temple en ruine qui remplace l'étoile de David veut dire que la résistance (palestinienne) avait déjà pu démonter la première pierre de cette Entité.

Par ailleurs, ce ne sont pas uniquement les extrémistes qui commencent à s'affaiblir. Dans la société israélienne, tout le monde s'y met. Laïcs, gauchistes, extrémistes. Tout le monde parle de la déprime, de la peur, de la méfiance en l'avenir. Le nombre croissant d'émigrés qui quittent l'Entité sioniste est la preuve évidente de cette déprime.

Ce sentiment défaitiste pourrit même la tête de l'Entité sioniste. Par exemple, Barak, ministre de la guerre, dit aux Européens et aux Américains que l'espoir de liquider le Hamas est aussi faible que la défaite des Américains en Iraq est évidente.

Et au niveau démographique, il y a une baisse considérable de la fécondité, surtout parmi les jeunes. Moti Rabid écrit dans le journal hébreu Yadiot, le 10 avril 2008, un article sous le titre : "L'Etat d'Israël vieillit de jour en jour". Et en faisant ses comptes, il voit cette Entité entièrement vieillie en un rien de temps.

Trop nombreux sont les indications de dislocation de cette Entité. Les deux points précédents ne sont rien devant beaucoup d'autres. En fait, la drogue, le suicide, le viol, le vol, l'agression sont en augmentation de plus en plus remarquable. Tous ont peur de cet avenir, de plus en plus incertain.

Déserter le service militaire est un autre phénomène qui va trop loin. C'est un coup dur qui pourra démolir l'Entité de l'intérieur, trop vite, avant qu'un coup extérieur ne le fasse tomber. Le fait que l'armée soit désavouée par les jeunes est un coup trop dur pour l'armée se voulant invincible.

En résumé, la montée en puissance de la résistance et l'endurance face à l'arrogance sioniste ont volé l'initiative de la main de cette Entité. Elle perd toute capacité à empoisonner l'esprit des Palestiniens pour les pousser à baisser les bras. L'Entité sioniste n'a actuellement d'autre choix que de négocier avec une équipe palestinienne. Mais malgré toute la collaboration de cette équipe et son travail contre la résistance, l'Entité ne lui fait pas confiance et ne lui donne rien. En fait, la volonté de résistance du peuple palestinien a mis les affaires de l'occupant et de ceux qui collaborent avec lui sens dessus dessous.

Un congrès national à l'occasion de la 60ème commémorations de la Nakba palestinienne

L'association des "professeurs des universités" a annoncé la poursuite de ses préparatifs pour tenir le congrès de l'entente nationale, le 15 mai prochain, à Gaza pour commémorer la 60ème occasion de la (Nakba) du peuple palestinien, sous le slogan " transformez la commémoration de la Nakba à une journée de l'unité nationale".

Il est prévu que le mouvement du Hamas, du Fatah et du Djihad islamique vont participer à un congrès national, pour la première fois depuis, depuis les événements de Gaza, le 14 juin 2007.

L'association a envoyé une invitation au secrétaire général du front démocratique, Nayef Hawatma, pour participer au congrès, tout en disant que tous les palestiniens à Amman, Beyrouth, Damas, Ramallah, Al-Nassera et à Gaza vont participer à ce congrès et que les secrétaires généraux des factions palestiniennes vont donner des discours des lieux de leurs séjours.

Les organisateurs du congrès ont déclaré que le mouvement du Hamas, la direction du front démocratique, le front populaire et le mouvement du Djihad islamique ont affirmé et annoncé leur participation, tout en indiquant qu'ils coordonnent avec la direction du mouvement Fatah en Cisjordanie et la bande de Gaza, ainsi que le bureau du président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour participer à ce congrès.

Le président de l'organisation, Houssam Adwan, a exprimé son espoir que ce congrès va conduire à un dialogue palestinien général pour finir les désaccords palestiniens internes.

Hamas : Nous affirmons à l'Égypte l'importance d'ouvrir le passage de Rafah

Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum a dit que le mouvement du Hamas a affirmé aux Egyptiens l'importance d'ouvrir le passage frontalier de Rafah en cas de refus de l'occupation sioniste de l'accalmie.

Il a déclaré que la proposition de trêve est une initiative égyptienne après des discussions avec toutes les parties palestiniennes, dont les factions de la résistance et l'autorité palestinienne, et avec l'occupation, et il a dit que la position de son mouvement n'a pas changé pas, qu'il vise à briser le blocus, à stopper les agressions sionistes et à ouvrir les passages.

Dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, Barhoum a dit que l'Égypte doit poursuivre ses contacts avec les Sionistes pour lever le blocus et arrêter les agressions sionistes.

Le porte-parole du Hamas a insisté à dire que la situation insupportable dans la bande de Gaza est devenue très catastrophique.

Al-Khalil : L'occupation a jeté les propriétés de l'organisation islamique aux ordures

La campagne populaire pour le soutien des orphelins a annoncé que les forces occupantes ont jeté les contenus de l'atelier de couture qui appartient à l'organisation islamique de bienfaisance, ainsi que les équipements de la boulangerie d'Al-Rahma dans un endroit d'ordures, situé au sud de la ville d'Al-Khalil.

Dans un communiqué dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, la campagne a dit que les forces occupantes avaient envahi, la semaine dernière, l'atelier de couture de l'organisation et avaient confisqué une partie de son contenu, et l'avait emporté à l'aide de véhicules vers une destination inconnue.
Elle a rapporté de témoins oculaires que les forces occupantes ont jeté le contenu de cet atelier et de la boulangerie dans des ordures du village de Yatta, au sud de la ville d'Al-Khalil, après avoir été cassé par les soldats sionistes.

La campagne a considéré que ces pratiques sionistes représentent un pas inutile et que l'occupation veut augmenter la souffrance des orphelins palestiniens et des fonctionnaires qui travaillent dans cette organisation.

Elle a appelé toutes les organisations juridiques et humaines ainsi que tous les hommes libres dans le monde à intervenir immédiatement pour stopper ces pratiques sionistes contre les propriétés et les biens des orphelins.


Jeudi 08 Mai 2008
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Le corps d'une Palestinienne retrouvé à la frontière entre Gaza et Israël

09/05/2008

Les secours palestiniens ont annoncé jeudi avoir découvert le corps sans vie d'une Palestinienne âgée de 35 ans et mère de sept enfants dans un secteur le long de la frontière entre Gaza et Israël, théâtre de violents affrontements.

Le cadavre de cette femme a été retrouvé dans la nuit dans sa maison à Abassan, un village du sud de l'étroite bande côtière palestinienne. Un peu plus tôt soldats des forces d'occupation et résistants s'étaient battus dans ce village, les soldats étant appuyés par l'aviation qui a tiré plusieurs missiles dans le secteur. L'un de ces missiles a visé des Palestiniens se servant des maisons abandonnées comme couverture.

Un résistant a été tué et 14 autres personnes ont été blessées. Le corps de cette Palestinienne a été découvert quelques heures plus tard, après le retrait des troupes d'occupation.

aloufok.net

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Israël déclare que l'Iran pourrait posséder la bombe dès 2009

Préambule à cet article par www.whatreallyhappened.com : Israël accélère la course de ses pressions visant à engendrer un affrontement militaire US conjoint avec Israël, parce qu'ils ne savent pas jusqu'à quel point le prochain président des États-Unis prônera le carnage.

Lorsque Bush ira en Israël pour les célébrations de son 60e anniversaire la semaine prochaine, vous pouvez être raisonnablement certains que ce sera le principal point de leur ordre du jour.

Par Yaakov Katz et Herb Keinon
The Jerusalem Post
Mercredi le 7 mai 2008

Avec la poursuite du programme nucléaire de l'Iran, Israël croit maintenant que la République islamique va devenir maître de la technologie des centrifugeuses, pour être ainsi en mesure dès cette année, de commencer à enrichir de l'uranium pour des fins militaires, selon ce qu'a appris The Jerusalem Post.

La nouvelle évaluation réduit le délai donné dans les prévisions d'Israël à l'égard du programme nucléaire de Téhéran de près d'une année entière, passant de 2009 à la fin de 2008. Selon le nouveau calendrier, l'Iran pourrait avoir une arme nucléaire d'ici la mi-2009.

Un haut fonctionnaire de la défense a déclaré mardi que l'Iran avait rencontré de nombreux obstacles techniques à l'enrichissement de l'uranium, mais il est maintenant sur la bonne voie pour maîtriser la technologie nécessaire pour enrichir de l'uranium dans les six mois.

Israël est également préoccupé par le fait que Téhéran met au point un missile de croisière capable de se soustraire à l'interception par le Arrow, le système de défense anti-missiles balistiques de l'armée d'Israël. L'Iran est soupçonné d'avoir illégalement obtenu des missiles de croisière ukrainiens X-55 et de les utiliser comme modèles pour un projet domestique indépendant. Un missile de croisière, qui vole à basse altitude pour éviter la détection radar et l'interception, pourrait être utilisé pour transporter une ogive nucléaire.

Le Premier ministre Ehud Olmert, a déclaré mardi qu'Israël avait la capacité de créer les outils nécessaires pour assurer sa pérennité. Faisant allusion à l'Iran, Olmert a dit que rien au monde ne peut compromettre ou mettre fin à l'existence d'Israël.

Dans un discours prononcé devant un groupe du Keren Hayessod, Olmert a déclaré « je vous demande de prendre ceci avec vous et de le dire à vos communautés partout dans le monde, le peuple d'Israël est solide, l'État d'Israël est fort, il n'existe pas d'ennemi qui puisse nous détruire. »

« Nous n'allons pas nous mettre dans une position où tout le monde, de manière efficace, nous menacer de destruction, parce que s'il y avait une chose qui ait changé depuis la création de l'État d'Israël il y a 60 ans, jusqu'à aujourd'hui, ce n'est pas que les Juifs d'ici sont en sécurité dans toutes les situations, dans toutes les conditions et qu'il n'y aura pas de dangers. Il y a ici aussi des dangers, comme dans beaucoup d'autres endroits, » a déclaré Olmert.

« Mais ici, mes amis, le peuple juif peut se battre et lorsque c'est nécessaire, il combat, et quand il combat, il gagne. »

La semaine dernière, le ministre des Transports, Shaul Mofaz a déclaré au cours d'une visite aux États-Unis que Téhéran est à toute fin pratique parvenu à contrôler la technologie pour enrichir de l'uranium pouvant servir à créer une bombe atomique dans moins d'une année.

Auparavant, le consensus dans la communauté du renseignement était que l'Iran avait rencontré des difficultés dans les techniques d'enrichissement et que l'atteinte de la capacité nucléaire était pour plus tard. Mais une récente évaluation des services du renseignement militaire d'Israël a démontré que la République islamique pourrait devenir nucléaire avant la fin de la décennie, a déclaré Mofaz.

Toujours mardi, le Secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer, a averti que d'autres nations suivront les exemples de l'Iran et de la Corée du Nord et travailleront à développer des armes nucléaires. Il a dit que la possibilité que la Syrie était à construire un bâtiment à des fins d'armement nucléaire avant que le réacteur ne soit détruit par les Forces aérienne d'Israël le 6 septembre dernier, a démontré que l'OTAN doit trouver une réponse aux menaces de missiles balistiques.

« Les ambitions nucléaires de l'Iran et de la Corée du Nord menacent d'avoir un effet domino qui sera difficile à contenir, » a déclaré Hoop Scheffer dans un discours prononcé à une conférence sur les missiles de défense au ministère des Affaires étrangères tchèque.

« S'il y a un sérieux soupçon qu'il y avait en Syrie une installation en cours de construction, cela ne fait que renforcer les arguments ... visant à trouver une réponse collective à la menace des missiles balistiques, » a déclaré le chef de l'OTAN.

Le directeur de la CIA, Michael Hayden a déclaré le mois dernier que le prétendu réacteur nucléaire syrien aurait pu produire suffisamment de plutonium pour produire une ou deux bombes dans l'année suivante sa mise en opération.

« Le nombre d'États qui possèdent des missiles balistiques augmente déjà, lentement et sûrement. La prolifération des missiles balistiques est une réalité qui nous concerne tous, » a déclaré Hoop Scheffer.

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Traduit par Dany Quirion pour Alter Info

Source : http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1209627027461&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

Jeudi 08 Mai 2008
danyquirion@videotron.ca

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8 mai 1945 : Pour en finir avec l'hypocrisie

«En Algérie, un commencement d´insurrection survenu dans le Constantinois et synchronisé avec les émeutes syriennes du mois de mai a été étouffé par le gouverneur général Chataigneau.»
Général de Gaulle (Mémoires)

Professeur Chems Eddine

A peine trois lignes , dans ses mémoires ont suffi au général de Gaulle pour décrire la tragédie et la mort de 45.000 Algériens . On remarquera aussi et toujours la main de l´étranger, la connexion avec la Syrie.... Chataigneau-voire Duval-le boucher Constantinois- auraient en réalité, reçu des consignes de fermeté de la part du chef du gouvernement: "Affirmer publiquement volonté France victorieuse. Ne laisser porter aucune atteinte à souveraineté française sur Algérie. Prendre toutes mesures nécessaires pour réprimer les agissements antifrançais d´une minorité agitateurs." Il est tout de même troublant de constater que la Syrie, sous mandat français à l´époque, connut le même jour des troubles analogues. Dans la région de Sétif, quelques semaines avant le drame, des émissaires musulmans portaient le message du Jihad aux ouvriers et travailleurs agricoles. Il était souvent question des "Anglais" qui appuieraient le soulèvement. Il est fort probable que les services secrets britanniques et américains, entre autres, auraient vu d´un bon oeil l´expulsion des Français de terres, dont l´Angleterre lorgnait les ressources diverses.

Pour expliquer les raisons de cette répression brutale et qui est de loin plus importante que le fameux "Ouradour -sur- Glanes" où près de 500 personnes furent tuées par des Allemands, Bélaïd Abdesselam a raison d´écrire, justement, que la France avait une revanche à prendre sur l´histoire en s´attaquant aux plus faibles. Nous l´écoutons: "...Au demeurant, les Français étaient parfaitement conscients du coup porté à leur prestige vis-à-vis de notre population en Algérie, par leur défaite devant l´armée allemande en 1940.Ils sentaient qu´ils étaient brutalement diminués devant l´indigène.(..) Aussi, le désir d´infliger aux indigènes une leçon qui leur rappellerait l´autorité du pouvoir colonial, la force de la France, était-il très fort parmi les Européens d´Algérie, mais ils étaient conscients qu´ils ne maîtrisaient plus la situation, ce qui ajoutait encore à la hargne qu´ils nourrissaient à l´égard des Algériens. (...) Ce qui explique la sauvagerie et la brutalité avec laquelle Weygand fit condamner les dirigeants PPA et exécuter le chef scout Mohammed Bouras. (...) Aussi, les autorités coloniales françaises se montraient-elles soucieuses d´éviter tout ce qui pouvait inciter la population algérienne à menacer l´ordre colonial. (...) Cette occasion, elles allaient la saisir avec les manifestations du 8 Mai 1945. De la même manière qu´en 1871, les généraux français, qui avaient été mis en déroute par l´armée prussienne devant laquelle ils durent capituler, allaient mettre à profit l´insurrection de Mokrani pour exercer leur vindicte sur le peuple algérien en infligeant une répression féroce aux populations de Kabylie et du Constantinois. Comme en 1871, après la signature de la paix avec le Nouvel empire allemand, la fin de la guerre mondiale, en 1945, libérait les autorités françaises de la contrainte de ménager les arrières et De Gaulle ordonna la plus sanglante opération répressive qu´eut à subir le peuple algérien sous la domination française...Le général Duval agissait pratiquement sous ses ordres"(1)

Deux mois durant

Ceci est corroboré par le fait que, non invitée à la Conférence de Yalta, malgré l´alliance franco-soviétique de décembre 1944, la France fut pourtant appelée à participer à l´occupation de l´Allemagne et de l´Autriche, et à parrainer la fondation de l´ONU comme grande puissance invitante à la Conférence de San Francisco. Pour atteindre et conserver ce rang, elle avait besoin de conserver l´Afrique du Nord, clé de vote de l´Empire. C´est pourquoi le général de Gaulle, avant de rejoindre la France libérée, avait chargé le général Henry Martin, commandant la 19e Région militaire, de coordonner les troupes des trois territoires pour "empêcher l´Afrique du Nord de glisser entre nos doigts pendant que nous délivrons la France".

La répression, menée par l´armée et la milice de Guelma, est d´une incroyable violence: exécutions sommaires, massacres de civils, bombardements de mechtas. Deux croiseurs, Le Triomphant et Le Duguay-Trouin tirent plus de 800 coups de canon depuis la rade de Bougie sur la région de Sétif. L´aviation bombarde et rase, plus ou moins complètement, plusieurs agglomérations kabyles. Une cinquantaine de "mechtas" sont incendiées. Les automitrailleuses font leur apparition dans les villages et elles tirent à distance sur les populations. Les blindés sont relayés par les militaires arrivés en convois sur les lieux. À l´image d´une milice de 200 personnes qui se forme à Guelma sous l´impulsion du sous-préfet André Achiary qui distribue toutes les armes disponibles, soit les 60 fusils de guerre qui équipaient les tirailleurs et se livre à une véritable chasse aux émeutiers. Pendant deux mois, l´Est de l´Algérie connaît un déchaînement de folie meurtrière ». (2)

De nombreux corps ne peuvent être enterrés; ils sont jetés dans les puits, dans les gorges de Kherrata en Kabylie. Des miliciens utilisent les fours à chaux pour faire disparaître des cadavres. Saci Benhamla, qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux d´Héliopolis, décrit l´insupportable odeur de chair brûlée et l´incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre. De nombreux musulmans, dirigeants politiques et militants du Parti du peuple algérien (PPA), des Amis du manifeste de la liberté (AML) (dont le fondateur Ferhat Abbas) et de l´Association des Oulémas furent arrêtés. Lorsqu´une faction ou un douar demandait l´aman ("le pardon"), l´armée réclamait les coupables. Le 28 février 1946, le rapporteur de la loi d´amnistie (qui fut votée) déclarait en séance: "Quatre mille cinq cents arrestations furent ainsi effectuées, quatre-vingt-dix-neuf condamnations à mort dont vingt-deux ont été exécutées, soixante-quatre condamnations aux travaux forcés à temps et il y aurait encore deux mille cinq cents indigènes à juger". La répression prend fin officiellement le 22 mai. L´armée organise des cérémonies de soumission où tous les hommes doivent se prosterner devant le drapeau français et répéter en choeur: "Nous sommes des chiens et Ferhat Abbas est un chien". Des officiers exigent la soumission publique des derniers insurgés sur la plage des Falaises, non loin de Kherrata. Certains, après ces cérémonies, sont embarqués et assassinés. Pendant de longs mois, les Algériens musulmans qui, dans les campagnes, se déplaçaient le long des routes continuèrent à fuir pour se mettre à l´abri, au bruit de chaque voiture. L´historien algérien Boucif Mekhaled, raconte: "[À Kef-El-Boumba], j´ai vu des Français faire descendre d´un camion cinq personnes les mains ligotées, les mettre sur la route, les arroser d´essence avant de les brûler vivants".(2)

Les massacres furent atroces et les estimations beaucoup plus fortes circulèrent dans la presse française de gauche (6000 à 8000 morts), anglo-américaine et arabe, jusqu´aux 45.000 morts affirmés par les nationalistes algériens. On sait pourtant que les tribunaux militaires prononcèrent 1028 non-lieux, 577 acquittements, 1868 peines d´emprisonnement et 157 condamnations à mort (dont 33 furent exécutées). Devant l´horreur indescriptible des massacres et sans en faire une mercuriale- le général Tubert reconnaît au moins 15.000 morts-, il nous vient à l´esprit la phrase de Boumediene: "Ce jour-là, j´ai vieilli prématurément. L´adolescent que j´étais est devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris qu´il faudrait se battre les armes à la main pour devenir des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là.". Cette phrase résume plus que cent discours, les fondements de la révolution de 1954, d´ailleurs pour l´historien et révolutionnaire Mohamed Harbi, la guerre d´Algérie a débuté à cette date.

Les conséquences psychologiques furent considérables. La répression, qui a suivi, a développé dans les masses arabes un sentiment de crainte et d´hostilité. Les premiers furent traumatisés par les atrocités commises par les insurgés (mutilations, viols). Les seconds eurent le sentiment d´avoir été attirés dans un guet-apens. La milice de Guelma, dont l´action fut particulièrement mise en cause, avait été créée par le sous-préfet gaulliste Achiary, et soutenue par la "France combattante" (rassemblement de la gauche résistante).

Curieusement, le pouvoir colonial avait une singulière façon de récompenser les Algériens engagés pour sa cause, cette "chair à canon" qui répondait chaque fois présent pour guerroyer sur tous les champs de bataille pour porter haut et fort le drapeau de la France. Qu´on en juge! Chaque fois que la France était en détresse, elle a fait appel à ses colonisés et, notamment les Algériens. Pour rappel, des Algériens, les fameux tirailleurs, qui n´étaient encore que des spahis puis des zouaves (zouaouas), eurent à défendre la France à Wissembourg en 1871; ils purent prendre une colline au prix de lourdes pertes (quelques dizaines de rescapés sur les huit cent du départ). Il en fut de même pendant la Seconde Guerre mondiale; ce furent des régiments de tirailleurs algériens qui gardèrent la ligne Maginot en vain, et qui s´illustrèrent avec les Marocains et Tunisiens à Monte Cassino, colline réputée imprenable de janvier à mai 1944. L´ancien président Ahmed Ben Bella fut décoré à cette occasion. Dès la déclaration de guerre, le 3 septembre 1939, la France envoie plusieurs régiments de tirailleurs algériens en Tunisie. Pendant toute la durée du conflit, plus de 134.000 soldats algériens servirent dans l´armée d´Afrique. Les soldats algériens contribuent aux titres de gloire de l´armée française. Ils combattent en Italie au sein du "Corps expéditionnaire français", commandé par le général Juin. Ils affrontent les troupes de Kesselring, notamment autour de Monte Cassino. Les tirailleurs et spahis algériens participent activement avec le 2e corps d´armée, commandé par le général de Lattre, à l´opération " Anti-Dragoon" qui libérera en moins de dix jours la Provence de la XIXe armée allemande (Toulon le 27 août 1944 et Marseille le 28 août 1944). Ils entreprennent ensuite la marche fulgurante vers le nord. La devise du 2e régiment de tirailleurs algériens résume bien, à elle seule, l´esprit des Algériens de 1914, soldats de la liberté "Dieu est avec nous, pour notre drapeau et pour la France".(3) On remarquera au passage l´instrumentalisation, sachant que les Algériens étaient très attachés à leur religion, comment Dieu est convoqué pour le prestige de la France..

Pour prix de leur dévouement au prestige de la France, les Algériens, de retour au pays, découvrent la désolation, ce furent les déportations de parents ou d´amis, en Nouvelle Calédonie après 1871, ce furent les massacres sans nom et sans répit dès leur retour en mai 1945, eux qui voulaient fêter la victoire sur le nazisme. La reconnaissance à dose homéopathique et étalée dans le temps de l´horreur du drame, nous laisse rêveur. Ce fut d´abord pendant de longues décennies le black-out total, la guerre d´Algérie, c´était les "événements d´Algérie", il a fallu quarante ans pour que la France, "mère des arts, des armes et des lois" reconnaisse qu´il y avait bien une guerre. A cette cadence mutatis mutandis, il nous faudra attendre un autre demi-siècle pour que les massacres à grande échelle de 1945 et, qui se sont étalés sur plusieurs mois, en jugements, condamnations et guillotine, soient appelés par leur nom: un génocide. Il est vrai que, nous dit-on, que ce concept de "génocide", marque déposée, aurait été inventé par un échappé des camps de la mort nazi. On comprend alors mieux,encore une fois, la singularité des massacres des juifs et la nécessité de l´exclusivité. D´autant que la détresse réelle du peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale est devenue au fil des ans ce que Norman Finkielstein- dont les parents périrent en déportation- dénonce comme étant une industrie de l´Holocauste, véritable pompe à finances ad vitam aeternam avec en prime un mémorial "Yad Vashem...à Jérusalem, convoquant pour l´occasion, la Bible: « Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés ».(4) Ce n´est pas, on l´aura compris, demain que la France viendra s´incliner devant le mémorial des victimes de la bestialité du pouvoir colonial.

La repentance évacuée

"Une Nation se grandit à reconnaître ses erreurs", disait l´ancien président français, Jacques Chirac. Ce concept n´est pas partagé par l´actuel ambassadeur de France à Alger. Bernard Bajolet dénonce, certes, mais ne condamne point. Intervenant, la semaine passée, à l´université 8-Mai 1945 de Guelma, l´ambassadeur de France en Algérie a estimé que "le temps de la dénégation est terminé". S´exprimant devant les enseignants et les étudiants, du wali et du recteur de l´université 8-Mai 1945 de Guelma, Bernard Bajolet, tout en estimant qu´on ne peut occulter cette terrible tragédie des massacres du 8 Mai 1945, a admis que "les autorités françaises de l´époque avaient eu une très lourde responsabilité dans ce déchaînement de folie meurtrière qui a fait des milliers de victimes innocentes, presque toutes algériennes". Le diplomate français a qualifié ces massacres d´"insulte aux principes fondamentaux de la République française et marqué l´Histoire d´une tache indélébile". Faisant dans la rhétorique, Bernard Bajolet a tenu à préciser que "la France n´entend pas, n´entend plus les occulter", sans toutefois faire allusion, une seule fois, à toute repentance.(5)

Ce douloureux événement, loin d´être de "simples émeutes de la faim", comme l´avait présenté la presse coloniale de l´époque, fut une véritable action d´extermination d´un peuple qui a manifesté -jour de liesse de la victoire des Alliés à laquelle les Algériens ont largement contribué- pour revendiquer son droit à la liberté et à l´indépendance. Le temps n´est pas encore à la "création d´une "mémoire commune" unificatrice ", comme le souhaite Alain Gresh, même s´il a peut-être raison d´y voir la condition d´une future " réinvention d´une identité française ". Il n´est certainement pas au sommeil laiteux de la " réconciliation des coeurs " ou à l´accouplement des " mémoires meurtries ", comme on peut l´entendre ici et là. Le problème reste entier, la plaie est toujours ouverte. Il ne peut y avoir de marchandage pour la dignité humaine.


1.Belaïd Abdesselam: Le hasard et l´histoire: Entretien réalisé par Mahfoud Bennoune et Ali El Kenz. Tome1. p. 15-20. Réédition Enag 2007.
2.Les événements du 8 Mai 1945 Encyclopédie Wikipédia
3.Les régiments de tirailleurs algériens Encyclopédie Wikipédia.
4.Bible: Esaïe 56, 5.
5.Bernard Bajolet: Conférence université de Guelma 27 avril 2008

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique Alger

Vendredi 09 Mai 2008

vdida2003@yahoo.fr

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Ahmadinejad qualifie le régime sioniste de 'cadavre puant'

Le président Mahmoud Ahmadinejad a qualifié, hier jeudi, ici (à Téhéran) le régime sioniste de ‘cadavre puant', ajoutant que ceux qui pensent pouvoir ressusciter la dépouille de ce régime factice et usurpateur se trompent lourdement.

Par Irna

Fustigeant le soixantième anniversaire de l'établissement du régime sioniste, il a dit que ceux qui assisteront à cette cérémonie ignoble devraient ne pas oublier que leurs noms seront ajoutés à la liste des criminels sionistes.

S'adressant aux députés du Majlis, il a déclaré que la philosophie présidant à l'existence-même du régime sioniste fait aujourd'hui question et que ce régime usurpateur et artificiel est en voie d'annihilation.

Le régime sioniste est la marionnette de puissances brutales, a-t-il poursuivi, ajoutant que l'arrogance mondiale a créé le régime sioniste, voici, de cela, soixante ans, en Palestine, afin de poursuivre par proxy sa lutte historique contre le monde musulman, mais qu'ayant été souffleté au visage par la nation libanaise, les sionistes sont désormais comparables à des rats crevés.

« Si l'un quelconque des pays de la région du Moyen-Orient s'avise de soutenir le régime sioniste, il sera brûlé dans le bûcher de la colère qui enfle chez les peuples », a dit le président iranien.

« Si d'aucuns s'imaginent qu'ils peuvent apporter un quelconque changement à des calculs de l'impérialisme mondial, ils se trompent, car les peuples du monde entier les enterreront », a conclu le président Ahmadinejad.

IRNA

Traduction : Marcel Charbonnier
[* c'est moi qui enlève les guillemets. Ndt]

Vendredi 09 Mai 2008

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La France devra présenter ses excuses à l'Algérie

09/05/2008

L'historien français, Alain Roussillon a appelé Paris à s'excuser auprès de l'Algérie pour les crimes commis pendant la guerre d'indépendance par l'armée française. "Paris devra présenter ses excuses à titre officiel; ces excuses ne seront qu'un premier pas franchi dans le sens d'un dialogue réel entre la France, ancienne puissance colonialiste et les pays victimes de ce colonialisme", a-t-il ajouté. Le 8 mai 1945, débutait une semaine d'intenses bombardements contre les quartiers de la ville d'Alger. Ces bombardements ont fait 45.000 morts. Certaines versions revoient ce chiffre à la hausse parlant de plus de 75.000 tués.

IRIB

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Déluge de menaces américaines contre l'Iran

Lors d'une conférence de presse mardi, le président américain George Bush a rendu parfaitement claire la menace contre l'Iran, contenue dans le communiqué de la CIA, la semaine dernière, sur un prétendu réacteur nucléaire syrien. Tout en lançant un avertissement à la Syrie, et à la Corée du Nord qui selon le rapport aurait aidé à la construction du bâtiment, il a déclaré que les États-Unis « lançaient un message à l'Iran, et en fait au monde entier, concernant la déstabilisation que causerait une prolifération nucléaire au Moyen-Orient. »

Par Peter Symonds

Alors que Bush n'a pas expliqué en quoi consistait le « message », le contexte le rend parfaitement clair. En septembre dernier, des chasseurs israéliens avaient démoli ce bâtiment lors d'une agression délibérée, sans qu'il y ait eu provocation, qui aurait pu déclencher une guerre plus importante. L'administration des États-Unis, qui à n'en pas douter avait donné le feu vert à l'attaque, a fait état la semaine dernière d'informations non corroborées impliquant que ce bâtiment abritait un réacteur inachevé et que la Syrie essayait de construire une arme nucléaire. La menace implicite contre Téhéran est la suivante : les États-Unis et Israël sont également prêts à détruire des installations iraniennes.

Aucune des informations américaines et israéliennes rendues publiques la semaine dernière n'implique Téhéran dans le projet de réacteur nucléaire attribué à la Syrie. Alors, pourquoi réserver un commentaire spécifique à l'Iran ? En ce qui concerne la prolifération nucléaire, Israël est le seul pays de la région qui ait un stock d'armes nucléaires, et les alliés des États-Unis dans la région - l'Arabie Saoudite, l'Égypte et la Turquie - ont tous annoncé des projets de réacteur nucléaire. En nommant l'Iran, Bush a non seulement souligné l'hypocrisie de sa position, mais il a aussi confirmé que Téhéran figurait en tête de liste des cibles américaines.

Le « message » envoyé à l'Iran est arrivé le jour même où un second porte-avions américain, l'USS Abraham Lincoln, arrivait dans le golfe Persique, accompagné d'une flottille comprenant deux destroyers lance-missiles, l'USS Momsen et l'USS Shoup. L'USS Harry Truman a quitté le Golfe, mais il reste dans la zone couverte par l'US Central Command [Commandement interarmées de combat] qui englobe le Moyen-Orient et l'Asie centrale.

Le secrétaire à la défense, Robert Gates, a minimisé le déploiement en disant qu'il était prévu depuis longtemps. « Je ne pense pas que nous aurons deux porte-avions là-bas pendant une longue période. Donc, je ne le considère pas comme une escalade », a-t-il dit, mais il a ajouté d'un ton plein de sous-entendus que cela pouvait être vu comme un « rappel » adressé à l'Iran. Vendredi dernier encore, le président du Comité des chefs d'états-majors interarmées, l'amiral Michael Mullen, a qualifié Téhéran d'« influence de plus en plus mortelle et pernicieuse » en Irak et a insisté sur le fait que « ce serait une erreur [pour l'Iran] de penser que nous sommes à court de capacités de combat ».

Le potentiel des États-Unis à créer une provocation maritime dans le golfe Persique a été mis en lumière en janvier lorsque l'administration Bush a délibérément exagéré une rencontre entre des navires de guerre américains et des hors-bord iraniens. En s'appuyant sur un compte-rendu américain très douteux de l'incident, le président Bush a accusé l'Iran d'un « acte de provocation » et l'a averti des « conséquences dangereuses » si des navires de guerre américains étaient attaqués.

Vendredi dernier, une équipe de la sécurité maritime américaine à bord d'un navire de transport - le Westward Venture, engagé par les États-Unis - a effectué des tirs d'avertissement sur deux bateaux non identifiés qui approchaient du navire. Les bateaux ont quitté la zone après ce que la marine américaine a décrit comme « quelques rafales » de mitrailleuses. Plus tôt ce mois-ci, l'armée américaine avait affirmé que trois petits bateaux iraniens avaient approché l'USS Typhoon « d'une manière menaçante », l'un d'eux jusqu'à moins de 200 mètres, avant d'être rappelés. Les autorités iraniennes ont rejeté les allégations américaines.

Les remarques de Mullen sur « l'influence mortelle et pernicieuse » de Téhéran en Irak constituent une autre allégation américaine sans fondement, régulièrement recyclée comme prétexte possible pour une attaque contre l'Iran. Alors que Washington accuse l'Iran d'armer et d'entraîner de prétendus groupes spéciaux pour qu'ils attaquent les troupes américaines et irakiennes en Irak, les seules preuves rendues publiques à ce jour consistent en un étalage d'armes de facture iranienne, prétendument fournies par la force Al-Quds des Gardiens de la révolution iraniens (GRI).

Plusieurs journaux américains ont déjà rapporté que le commandant américain en chef en Irak, le général David Petraeus, a ordonné la constitution d'un nouveau « dossier » sur les interférences iraniennes en Irak. Cependant, d'après ce qui est décrit, les nouvelles preuves ne seront pas plus concluantes que les anciennes, un étalage d'armes de facture iranienne récente qui prouvent difficilement l'implication du régime iranien dans une région inondée par les marchés d'armes illégales.

Il a été annoncé la semaine dernière que le général Petraeus remplacera l'amiral William Fallon en tant que chef de l'US Central Command. Fallon avait démissionné le mois dernier après avoir fait montre de son opposition à peine voilée aux menaces d'action militaire répétées de l'administration Bush contre l'Iran. Petraeus, qui a joué un rôle essentiel dans la stratégie américaine des « renforts » (surge) en Irak, a mis en évidence son attitude belliciste lorsqu'il a admis pendant un témoignage devant le congrès au début du mois que l'Iran était « responsable de la mort de centaines de soldats américains ».

Vendredi dernier, Asia Times a rapporté que Petraeus tenait en fait le rôle de chef du Central Command depuis des mois. Il s'est rendu dans cinq pays du Moyen-Orient depuis septembre dernier, - la Jordanie, le Koweït, Bahreïn, la Turquie et les Émirats arabes unis - une tâche qui aurait normalement dû être accomplie par Fallon.

Un concert de menaces

Les Etats-Unis émettent un concert croissant d'accusations et de menaces contre l'Iran à tout propos, depuis ses « ingérences » en Irak et son hypothétique programme d'armes nucléaires jusqu'aux liens de Téhéran avec des groupes comme l'organisation chiite libanaise du Hezbollah et le groupe palestinien Hamas, qui sont considérés par Washington comme des « terroristes. » Tout le monde dans l'administration Bush et au Pentagone semble chanter le même refrain.

Dimanche, en Irak, le porte-parole de l'armée américaine, le contre-amiral Patrick Driscoll a accusé à nouveau l'Iran d'armer et d'entraîner des groupes qui tiraient des roquettes depuis les lotissements de Sadr City à Bagdad. Sans avancer l'ombre d'une preuve, il a déclaré : « Les Iraniens continuent à entraîner les Irakiens et à financer leurs réseaux et cela va continuer à se développer avec le temps... Donc, avec le temps, s'ils poursuivent cette activité cela va créer une plus grande influence et cela va mener à plus d'interférences dans les affaires internes de l'Irak. »

Lundi, le directeur de la CIA, Michael Hayden, a évoqué le spectre d'une Syrie disposant de l'arme nucléaire pour justifier le raid israélien de septembre dernier. Aucune preuve concluante n'a été rendue publique qui démontrerait que le bâtiment détruit était un réacteur, ou qu'il était près d'être achevé. La CIA n'a pas expliqué où Damas irait se fournir en combustible nucléaire, ni n'a fourni de preuves de ce que la Syrie voulait construire une bombe. Pourtant, selon Hayden, « au terme d'une année de fonctionnement [après qu'ils aient alimenté le réacteur en combustible] ils auraient produit assez de plutonium pour une ou deux armes ». La remarque ne visait pas tant la Syrie que l'Iran, qui a refusé de se plier aux exigences américaines de fermer ses installations d'enrichissements d'uranium et de mettre fin à la construction d'un réacteur de recherche.

Le même jour, dans un rapport au Conseil de sécurité de l'ONU, l'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad a demandé à nouveau que « l'Iran et la Syrie… arrêtent l'afflux d'armes et de combattants étrangers en Irak, et leur influence pernicieuse en Irak ». Il a répété les allégations selon lesquelles la force Al-Quds persistait « à armer, entraîner et financer des groupes armés illégaux en Irak », déclarant : « cette aide mortelle fait peser une menace sérieuse sur les forces irakiennes et multinationales et sur la stabilité et la souveraineté de l'Irak ».

Mardi, dans des remarques adressées au Comité juif américain, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a apporté un soutien complet au refus israélien de négocier avec le Hamas, déclarant « A notre plus grande inquiétude, les dirigeants du Hamas servent de plus en plus de combattants de l'ombre à un régime iranien qui déstabilise la région, cherchant à obtenir une capacité nucléaire et proclamant le désir de détruire Israël. » Elle s'en est prise à une « ceinture de l'extrémisme » qui s'étendrait du Hamas et du Hezbollah à l'Irak et l'Afghanistan, qui serait « soutenue principalement par l'Iran et dans une certaine mesure par la Syrie, mais particulièrement l'Iran ». Elle a prévenu que « [Cela] donne à ce conflit une dimension régionale qu'il n'avait pas auparavant ».

Mercredi, le département d'État américain a publié un rapport classant l'Iran comme le « plus actif » et le « plus important » des États qui soutiennent le terrorisme. Tout en mentionnant aussi la Syrie, la Corée du Nord, Cuba et le Soudan, le rapport souligne le soutien allégué de l'Iran au « terrorisme », affirmant qu'il visait à « dissuader les attaques américaines ou israéliennes, faire diversion et affaiblir les États-Unis, augmenter l'influence régionale de l'Iran par l'intimidation, et aider à expulser les États-Unis hors du Moyen-Orient ».

Le déluge croissant de la propagande américaine ressemble à s'y méprendre aux mensonges utilisés pour justifier l'invasion de l'Irak en 2003. La technique du mensonge le plus gros, la répétition sans fin d'accusations non fondées comme s'il s'agissait de faits, est à nouveau employée. Un dossier de la CIA sur le réacteur nucléaire de la Syrie doit être suivi par un autre sur les interférences iraniennes en Irak. Les alliés de droite de l'administration Bush et qui se font entendre, proclament déjà que la Maison-Blanche doit répliquer à cette « guerre par personnes interposées » de l'Iran contre les États-Unis en Irak.

Des plans de guerre sont en train d'être dépoussiérés et refaits. Lors de ses commentaires de vendredi dernier, le président du Comité des chefs d'états-majors interarmées, l'amiral Michael Mullen, a révélé que le Pentagone dressait des plans pour « de potentiels programmes d'actions militaires » contre l'Iran. Un article dans le New York Times de samedi relatait que « l'administration Bush a, en fait, envisagé d'attaquer les camps d'entraînement, les abris et les dépôts d'armes en Iran » utilisés pour entraîner les insurgés irakiens. Le journal affirmait que les raids américains contre l'Iran étaient hors de question « pour l'instant ».

CBS News a cependant publié mardi un rapport qui fait froid dans le dos, indiquant que le délai pour des raids sur l'Iran pouvait être assez court. Citant un officier américain resté anonyme, l'article affirmait que le Pentagone avait donné des ordres pour développer de nouvelles options pour attaquer l'Iran. Il a ajouté : « Les cibles comprendraient tout ce qui va des usines où sont fabriquées les armes aux quartiers généraux de l'organisation qui se fait appeler la Force Al-Quds qui dirige les opérations en Irak. »

Selon CBS : « plus tard dans la semaine, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki doit présenter aux Iraniens des preuves de leurs ingérences et en demander la fin. Si cela ne produisait aucun résultat, le département d'État a commencé à élaborer un ultimatum ordonnant aux Iraniens d'y mettre fin – sinon... »

Un porte-parole du Pentagone a officiellement rejeté ce rapport. Pourtant, il ne fait aucun doute que la campagne de propagande actuelle contre l'Iran indique la suite des événements : le risque que l'administration Bush lance une nouvelle guerre d'agression criminelle au Moyen-Orient dans une folle tentative d'asseoir les intérêts économiques et stratégiques américains dans cette région riche en ressources énergétiques.

Vendredi 09 Mai 2008
http://www.wsws.org http://www.wsws.org

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Qomi : L'Amérique a fermé la voie à toute négociations avec l'Iran

09/05/2008

L'ambassadeur iranien en poste à Bagdad a affirmé que les Etats-Unis ont fermé la voie à toute sortes de négociations avec la RII. Interviewé jeudi par l'agence de presse irakienne, Hassan Kazémi-Qomi a ajouté que dans la conjoncture où les Etats-Unis, faisant fi des demandes irano-irakiennes aux pourparlers tripartites, persistaient toujours dans leur mauvaise conduite en, Irak, la poursuite du dialogue Téhéran-Washington au sujet de l'Irak n'était pas logique ni raisonnable. Il a ajouté qu'au lieu de corriger sa démarche agressive en Irak, Washington accusait les autres pour éclipser l'échec de cette politique. Au sujet de l'ordre donné par le Premier ministre irakien pour former un comité sur les prétendues ingérences iraniennes en Irak, l'ambassadeur iranien à Bagdad a affirmé que le gouvernement irakien avait formé ce comité uniquement pour enquêter sur ces allégations et qu'une telle démarche n'était nullement contre la RII

IRIB

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Manifestation anti-sioniste en Italie

09/05/2008

Des centaines d'Italiens ont manifesté dans différentes villes du pays pour protester contre la décision du gouvernement de Rome de faire du régime sioniste l'invité d'honneur du Salon du Livre de Turin. Selon notre correspondant rapportant de la capitale italienne, Mme Myriam Marini, présidente de l'Association des Juifs italiens hostile à l'occupation de la Palestine, s'exprimant lors d'un rassemblement a affirmé que vu les crimes contre l'humanité commis par le régime sioniste contre les Palestinien, faire de ce régime l'invité d'honneur d'un événement aussi important que le Salon du Livre ne serait que violer les droits des Palestiniens et les offenser. La plupart des pays islamiques et des intellectuels italiens ont boycotté le Salon du Livre da Turin en raison de la présence du régime sioniste. Ce salon s'est ouvert hier sous un dispositif de sécurité renforcé

IRIB

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