La Russie s'est jointe lundi aux sanctions économiques imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU à l'Iran, conformément à la résolution 1803 du 3 mars 2008, a annoncé jeudi l'administration présidentielle.

La résolution 1803 de l'ONU durcit les sanctions économiques contre l'Iran en réponse à son refus de se plier aux exigences des deux résolutions précédentes appelant Téhéran à arrêter son programme nucléaire. Elle propose notamment d'interdire aux concepteurs du programme nucléaire iranien de sortir du pays, de geler les comptes de plusieurs sociétés et banques iraniennes et d'inspecter les cargaisons à destination et en provenance d'Iran.

Les États-Unis et plusieurs autres pays soupçonnent l'Iran de développer en secret un programme nucléaire militaire. Téhéran rejette ces assertions et soutient que son programme nucléaire vise à subvenir aux besoins du pays en électricité.

Le groupe des Six médiateurs internationaux sur le programme nucléaire iranien (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies - la Russie, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Chine plus l'Allemagne - ndlr.) ont adopté une déclaration après l'adoption de la résolution 1803, préconisant le règlement négocié du problème et se déclarant prêts à mener des pourparlers avec Téhéran. L'Iran a refusé de négocier avec les Six, ajoutant qu'il réglerait toutes les questions relatives à ses activités nucléaires avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).


Jeudi 08 Mai 2008

RIA-Novosti