mercredi 14 mai 2008
Le président américain est le plus grand terroriste du monde
Les représentants des associations islamiques et des oulémas de l'Inde ont condamné les efforts des ennemis pour ternir l'image de l'Islam et le lier au terrorisme. Selon l'IRNA, au cours d'un grand rassemblement tenu hier soir à la Nouvelle Delhi, les oulémas indiens ont demandé à tous les musulmans de s'unir face aux complots des ennemis de l'Islam qui tentent de porter atteinte à l'image de cette religion, et à celle des musulmans auprès de l'opinion publique mondiale. Ces dignitaires religieux ont également averti que certains groupes extrémistes cherchaient à semer la discorde entre les Hindous et les Musulmans pour provoquer la haine et les hostilités des uns envers les autres. Les orateurs de ce grand rassemblement ont condamnés les politiques hégémoniques des Etats-Unis dans différents pays musulmans dont l'Irak et l'Afghanistan avant de qualifier Bush de plus grand terroriste qu'ait jamais connu le monde
Dimanche 11 Mai 2008
IRIB
Italie : Manifestation pro-palestinienne à Torino
Ils étaient des milliers de personnes, ceux qui ont battu le pavé le samedi 10 mai en signe de soutien aux Palestiniens, selon l'agence de presse, IRNA. Quelque 8.000 Italiens à Torino sont descendus dans les rues à l'occasion du 60ème anniversaire du régime sioniste, et ont scandé des slogans contre les Sionistes et en faveur des Palestiniens. Les manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens et des images d'enfants palestiniens. Par ailleurs, ils ont condamné les crimes perpétrés contre le peuple innocent palestinien. Les participants à la manifestation ont également condamné la décision du gouvernement italien d'avoir désigné Israël comme invité d'honneur du 21ème Salon international du livre à Torino qui a ouvert ses portes depuis hier samedi
Dimanche 11 Mai 2008
IRIB
Le régime sioniste et ses activités d'espionnage au Liban
L'ancien directeur des services secrets du régime sioniste a avoué les ingérences des organisations d'espionnages de ce régime au Liban. Dans un interview sur le site interner Filkka-Israël, Zeevi souligne : "Israël a donné aux hommes des forces libanaises de Samir Geagea le meilleur entraînement et ils apparaîtront dans toutes les futures confrontations. Les combattants des forces libanaises tiendront bien plus longtemps en face des forces du Hezbollah, mais en fin de compte, elles seront battues." fin de citation. Selon l'ancien chef des services secrets, Tel Aviv et Washington sont face à un dilemme, parce qu'"aucune force au Liban ne peut battre le Hezbollah et nous ne sommes pas encore prêts à prendre des mesures. Tout ce que les Américains peuvent faire, c'est d'envoyer quelques gardes du corps aux domiciles de Siniora, de Jumblatt et d'Hariri
Dimanche 11 Mai 2008
IRIB
France : Manifestations contre la discrimination à l'égard des Noires
Plusieurs milliers de personnes ont participé samedi dans les rues de Paris à la "marche des libertés" organisée par le Conseil représentatif des associations noires (Cran) à l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage. "A bas les préjugés", scandaient des manifestants. La manifestation a réuni 2.000 personnes selon une source policière, "environ 80.000" selon le président du Cran, Patrick Lozès."Nous sommes ici pour commémorer l'abolition de l'esclavage mais aussi pour dénoncer ce qui se passe aujourd'hui", a déclaré M. Lozès, pour qui "il ne faut pas attendre 160 ans pour s'occuper des gens qui souffrent aujourd'hui"."On attend que les autorités prennent en compte les discriminations en matière de logement, d'emploi et de loisirs", a-t-il ajouté.Les manifestants arboraient des pancartes sur lesquelles était écrit : "Non aux discriminations" ou "discriminé jusqu'à quand?".
Dimanche 11 Mai 2008
IRIB
Liban : Encore un Coup Manqué pour les Américano Sionistes et Leurs Complices Libanais
Les Américano Sionistes, leurs complices libanais, et les médias prennent leurs désirs pour des réalités. La Résistance Libanaise vient de déjouer leur plan de nouvelle guerre civile au Liban.
Ce qui vient de se passer à Beyrouth fait partie d'un plan fomenté par les américano sionistes et leurs complices au sein du gouvernement illégal de la Bande des 4, Saniora, Saad Hariri, Samir Geagea et Walid Jumblatt, pour plonger le Liban dans une nouvelle guerre civile. Les américano sionistes n'ont pas digéré la défaite de l'armée israélienne l'été dernier, contrecarrant sérieusement leur plan hégémonique au Moyen Orient et ont redoublé d'efforts depuis pour déstabiliser le Liban, car pour Tel Aviv comme pour Washington, la route de Téhéran passe toujours par Beyrouth et Damas.
D'abord il y a eu l'assassinat par le Mossad de l'un des principaux dirigeants du Hezbollah, le commandant en chef Imad Moghniyeh, en Syrie début 2008, avec notamment la complicité d'un dirigeant libanais qui, selon l'ancien chef des services secrets israéliens, Aaron Zeevi Farkash, leur a fourni une photo du vrai visage de Moghniyeh (ce dernier était connu pour adopter, par mesure de sécurité afin de déjouer toute tentative d'assassinat, de multiples déguisements et maquillages). Le garde du corps de ce dirigeant libanais avait été formé par Moghniyeh. Lorsqu'on a demandé à Farkash si c'était Jumblatt, il a répondu « pas de commentaire ». Pourtant plusieurs analystes israéliens ont parlé du rôle joué par Jumblatt dans cet assassinat, disant qu'il avait fourni à Israël des informations sur les déplacements de Moghniyeh, via un officier libanais, un de ses fidèles, employé dans un service de sécurité. Le commentateur TV israélien, expert sur le Moyen Orient, Ehud Yaari, a corroboré ce qu'a sous entendu Farkash en disant : «un parti anti-Hezbollah libanais, ainsi que le chef des forces de protection de Walid Jumblatt, Hisham Nasreddine, ont joué un rôle dans l'assassinat du commandant en chef de la Résistance libanaise, Imad Moghniyeh, Jumblatt attaquant verbalement ce dernier, 3 jours avant son assassinat par le Mossad ». Un autre expert israélien pour le Moyen Orient, Benhas Anbar, a confirmé cette information en disant : « il n'y a pas l'ombre d'un doute, le Mossad a assassiné Moghniyeh grâce à une vaste coopération de certains groupes libanais qui ont des intérêts qui rejoignent les intérêts israéliens, dont Walid Jumblatt, qui a violemment attaqué Moghniyeh. »
Ensuite, en avril 2008, plus précisément le 25 avril 2008, les Sionistes avaient prévu d'assassiner le Secrétaire Général du Hezbollah, Sayyed Hasan Nasrallah, mais cette opération, impliquant des forces spéciales libanaises et des services secrets étrangers, a été annulée à la dernière minute. Ces forces spéciales libanaises avaient pour mission de traquer et diriger des tirs israéliens aériens sur la « cible «. Un officier de haut rang israélien a confirmé que les forces aériennes de même que des unités navales anti missiles avaient reçu des ordres d'état d'alerte maximum ce 25 avril. Cette information vient confirmer ce que la chaîne de TV israélienne TV10 a révélé. Elle a dit qu'Israël a annulé au dernier moment une opération extrêmement secrète, seulement connue d'un nombre très restreint de responsables de l'armée et des services secrets. L'expert militaire israélien, Shai Hazkani, a dit à TV 10 que le Hezbollah avait eu vent de l'opération via des écoutes téléphoniques, ce qui a poussé ensuite l'armée israélienne à interdire l'utilisation de téléphones portables par les officiers et soldats israéliens. Farkash, interrogé sur l'annulation de cette opération visant à assassiner le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hasan Nasrallah, a répondu « je ne sais pas pourquoi, mais tuer Nasrallah n'était pas impossible, étant donné la présence de milliers d'informateurs libanais travaillant pour les Américains. Tout est perdu maintenant. 3 ans d'efforts par des groupes internationaux et arabes pour collecter des renseignements ont été anéantis en une nuit. La plupart des agents de renseignements ont quitté Beyrouth, et les Libanais ne sont plus en mesure de se déplacer sous couvert de leurs activités quotidiennes, chacun selon son rang, dans les services de sécurité. L'Occident a perdu énormément quand le Hezbollah a surpris leurs alliés.
Walid Jumblatt et Samir Geagea se sont rendus récemment aux Etats-Unis, ce dernier ayant été reçu en grande pompe par le lobby pro sioniste juif américain. Les « Forces Libanaises » de Geagea - qui a un long passé fasciste, lui et ses Phalanges Chrétiennes, de collaboration avec les Sionistes pendant la guerre du Liban 1982-2000, et notamment dans les massacres de Sabra et Shatila -ont été formées par l'armée israélienne, comme l'a dit l'ancien chef des renseignements israéliens Farkash, annonçant d'ailleurs ce qui s'est passé ces derniers jours « Israël a fourni aux hommes des forces Libanaises (de Samir Geagea) le meilleur entraînement qu'il soit et ils apparaîtront dans les confrontations futures. Les combattants des Forces Libanaises tiendront le plus longtemps possible face au Hezbollah, mais elles seront finalement vaincues ». Walid Jumblatt quant à lui, a participé à des rencontres secrètes à Washington avec le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, et Moshe Kaplinski, sous chef d'état major. Lors de ces rencontres, Jumblatt s'est plaint auprès des Israéliens qu'ils n'aient pas réussi à écraser le Hezbollah lors de la guerre de l'été 2006.
Walid Jumblatt rend d'énormes services aux renseignements israéliens
Jumblatt est à la tête du parti druze libanais, le Parti Socialiste Progressif, ce qui explique le soutien dont il bénéficie de la part de l'Internationale Socialiste et des socialistes français qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez en matière de politique étrangère en ce qui concerne le Liban, comme on la vu avec les déclarations récentes de soutien à Jumblatt de Bertrand Delanoé.
Jumblatt a souvent publiquement fourni des informations sensibles concernant la Résistance Libanaise à Israël, par médias interposés. Ses discours constituent depuis longtemps une forme de collaboration ouverte avec le renseignement israélien, tant sur le plan politique que sur le plan militaire. L'étincelle qui a provoqué l'embrasement de ces derniers jours, c'est lui qui l'a allumée. Jumblatt quelques jours avant les violents accrochages à Beyrouth, a accusé la semaine dernière le Hezbollah d'avoir crée un réseau parallèle de communications, livrant des détails de ce réseau. « Des communications relient Beyrouth au Sud Liban à la Bekaa à l'Ouest et à la région de Jizzeen de même qu'à Baalbek et Hermel ». « La chose la plus dangereuse c'est que le ministre des télécommunication libanais a découvert que le Hezbollah a étendu son réseau de communications à travers le Liban pour protéger le Hezbollah des écoutes US et israélienne. » a révélé l'expert israélien sur le Moyen Orient, Oded Granot, en écho aux déclarations de Jumblatt.
Le Hezbollah considère ce réseau de communications comme une protection contre des attaques américano sionistes, notamment contre ses cadres, et comme une stratégie indispensable à la Résistance Libanaise, ce qui lui a d'ailleurs été particulièrement utile l'année dernière lors de l'attaque israélienne contre le Liban. C'est la décision du gouvernement fantoche de Saniora de déclarer ce réseau illégal, et d'exiger son démantèlement qui a déclanché les affrontements, le Secrétaire Général du Hezbollah répondant qu'il s'agissait là d'une déclaration de guerre. Le provocateur c'est bel et bien Jumblatt, c'est lui qui, en jetant de l'huile sur le feu, a suscité la réaction de ce gouvernement dont lui et Geagea tirent les ficelles en coulisse pour le compte des américano sionistes.
Une autre information que Jumblatt a fourni aux israéliens sur un plateau d'argent, concernait l'acheminement d'armes à la Résistance libanaise, via la Syrie, Jumblatt exigeant que le contrôle de la frontière entre la Syrie et le Liban passe sous contrôle international. Au cours de l'une de ses nombreuses interviews, Jumblatt s'est interrogé tout haut : « hier, quelques 20 camions remplis d'armes sont entrés au Liban. Pourquoi ses armes et munitions sont-elles envoyées au Liban via la frontière libano syrienne ? » Bien sûr les israéliens n'ont pas manqué de se saisir de cette information pour envoyer des avions de reconnaissance, un prétexte pour violer une nième fois la souveraineté aérienne du Liban, et en écho aux déclarations de Jumblatt, d'exiger plus de fermeté de la part du CSONU.
La rhétorique détaillée utilisée par Jumblatt sert de base aux discussions stratégiques militaires entre l'armée sioniste et américaine. Ainsi Jumblatt a-t-il évoqué des zones de sécurité et des points de passage entre la Bekaa et le Sud : «Le Sud est une zone, Baalbek-Hermel en est une autre, et c'est la même chose pour Jizzeen et le Mont Liban ». Le ministre des transport israélien, Shaul Mofaz, qui a été ministre de la Défense sous Ariel Sharon et avant cela chef d'état major de l'armée israélienne, a utilisé ces informations au cours de sa récente visite à Washington pour ses entretiens avec les militaires américains dans le cadre des rencontres dites de « dialogue stratégiques » qui ont lieu régulièrement.
C'est aussi Jumblatt qui a le premier attirer l'attention sur l'aéroport de Beyrouth, accusant le Hezbollah d'avoir place une caméra pour espionner la piste d'envol utilisée par les jets privés de hauts responsables, et de contrôler ainsi le trafic aérien sur cette piste, insinuant qu'il pourrait s'y produire des incidents sécuritaires voire des assassinats. Samir Geagea avait fait les mêmes allusions auparavant. Ces prophéties semble plutôt une indication que les forces étrangères avec la complicité de certains collaborateurs libanais sont de nouveau à l'œuvre pour planifier de tels actes et les exécuter en pointant un doigt accusateur en direction du Hezbollah, qui visé, pourrait être traduit devant le Tribunal International prévu pour juger l'affaire Hariri et d'autres affaires d'assassinat au Liban. Cette accusation de Jumblatt a conduit le gouvernement fantoche de Saniora à demander la révocation du brigadier général à la tête de la sécurité de l'aéroport, Wafiq Shqeir, réputé proche du Hezbollah. C'est la deuxième étincelle qui a mis le feu aux poudres et provoqué les affrontements.
Les médias ont accusé le Hezbollah d'être à l'origine de ces affrontements relayant la propagande américano sioniste, mais, si on suit la chaîne des évènements et discours des agents provocateurs libanais, Geagea et Jumblatt, et les complicités dont ils bénéficient chez leurs partenaires de la Coalition actuelle au pouvoir dite du 14 mars, Saniora et Saad Hariri, on voit qui sont les vrais responsables et coupables. Mais comme l'a dit Farkash : « nous avons conseillé la CIA de ne pas compter sur Walid Jumblatt ou Saad Hariri, parce que nous les avons testé en 2006, et ils se sont révélés incapables face au Hezbollah ». Et c'est effectivement ce qui s'est passé ces derniers jours, leur tentative pour déclancher une deuxième guerre civile au Liban, en accusant le Hezbollah d'en être responsable, a échoué.
Ce qui s'est joué sur le terrain se résume ainsi: mercredi des manifestations pour protester contre l'augmentation des prix ont dégénéré en affrontements entre factions des différents partis. Le gouvernement de Saniora en a profité pour prendre ces décisions hostiles au Hezbollah (illégalité du système téléphonique, ordre de démantèlement, et révocation du brigadier général Wafiq Shqeir). Le secrétaire général du Hezbollah a aussitôt répondu en disant qu'il s'agissait d'une déclaration de guerre. La Coalition au pouvoir du 14 mars a essayé de donner à ses affrontements un caractère ethnique, alors que les affrontements ont eu lieu principalement entre les forces armées de Saad Hariri, celles de Geagea et Jumblatt, et les combattants du Hezbollah qui ont vite pris le dessus, plus vite même que ce qu'avait prévu Farkash, laissant ensuite l'armée libanaise occuper les endroits nettoyés dans Beyrouth Ouest.
Ce « coup » raté est un échec cuisant pour le gouvernement fantoche de Saniora, incapable de diriger le Liban, seulement d'organiser des coups foireux pour obéir à ses commanditaires américano sionistes. Cela rappelle le coup raté de Mohammed Dahlan et Mahmoud Abbas de l'OLP, contre le Hamas l'année dernière à Gaza, les planificateurs étant les mêmes.
Saniora vient d'ordonner à l'armée de se déployer et de rétablir l'ordre, ce que celle-ci avait déjà entrepris de faire. L'armée libanaise, sous les ordres du général Suleiman, qui devrait normalement être élu comme président du Liban si les américano sionistes n'avaient pas jusqu'à présent empêché cette élection, a donné l'ordre aux groupes armés d'évacuer les rues et s'est déployée dans les endroits sensibles. L'armée Libanaise a révoqué les deux mesures prises par le gouvernement illégal de Saniora, rétablissant dans ses fonctions le brigadier général Wafiq Shqeir, et assurant la Résistance libanaise que son réseau de communication ne serait pas démantelé. Le général Michel Aoun, à la tête du Free Patriotic Movement, a déclaré que « ce qui s'était passé est une victoire pour le Liban et sa Constitution ». Il assuré les Libanais que personne ne serait visé «mais que certains responsables devront faire face à leurs responsabilités politiques ».
Echec américano sioniste
Ces affrontements ont eu lieu à quelques jours de la visite du président US George W. Bush au Moyen Orient. L'un des objectifs de Bush dans la région c'était de « stabiliser » la Liban. Ces deux dernières années, l'Administration Bush a dépensé 1.3 billions de dollars pour soutenir le gouvernement Saniora, dont 400 millions destinés à renforcer les forces de sécurité libanaises. Bush devait rencontrer Saniora au Caire à la fin de sa visite, mais ce n'est pas certain que cette rencontre puisse avoir lieu, Saniora n'étant pas assuré de pouvoir quitter Beyrouth, toujours pour l'instant retranché dans le « Grand Sérail ». Incapable de faire progresser la résolution du conflit israélo palestinien parce que se refusant à faire pression sur Israël, confronté à son échec en Irak, et ce « coup » raté au Liban, avec en plus un pétrole à 126 dollars le baril, c'est un échec cuisant pour l'Administration Bush.
Côté israélien, le premier ministre Ehud Olmert est sur le point d'être inculpé pour des malversations financières, il est peut probable que des élections anticipées puissent avoir lieu, car les différents partis au pouvoir et dans l'opposition ne sont pas prêts à affronter le verdict des urnes.
Les deux administrations, américaine et israélienne, sont aux abois, donc dangereuses, car elles peuvent choisir la fuite en avant en s'engageant dans une guerre avec l'Iran qui embraserait toute la région et aurait des conséquences mondiales. Les médias avertissent déjà les opinions publiques mondiales en pronostiquant un baril de pétrole à 200 dollars, simple mise en condition mentale.
Le Magazine Américan Conservative vient de publier un cours article de Philip Giraldi intitulé « la guerre contre l'Iran pourrait être plus proche que ce que vous pensez » et avertit que le Conseil de Sécurité Nationale US a donné son accord de principe pour mettre à exécution un plan d'attaque d'un camp iranien dirigé par les forces armées iraniennes Al Qods, près de Téhéran. Le seul haut responsable US à s'être opposé à cette décision dans l'immédiat c'est l'actuel secrétaire à la défense US, Robert Gates. Selon cet article, la décision de lancer cette attaque serait liée à la dégradation de la situation au Liban, l'Administration Bush craignant que le Hezbollah ait main mise sur la situation politique suite aux évènements de ces derniers jours. Cette attaque devrait être aussi ciblée et précise que possible, visant essentiellement Al Qods. La décision d'exécution du plan d'attaque n'est pas définitive, le président doit encore en donner l'ordre, après la fin de tous les préparatifs.
La presse israélienne (Jérusalem Post), elle, fait état du feu vert donné par George Bush au gouvernement israélien, pour lancer une grande offensive contre le Hamas à Gaza, une fois son voyage au Moyen Orient terminé.
Dimanche 11 Mai 2008
Mireille Delamarre
Dieudonné nouveau spectacle juin 2008: ''J'ai fait l'con''
DIEUDONNE
nouveau spectacle JUIN 2008 
(théâtre de la main d'or)
BONNIE PRODUCTIONS
Théatre de la main d'or
15 passage de la main d'or
75011 PARIS
01.43.38.06.99
Noémie(assistante prod)
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Sarkozy : « Il faut que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage » car c'est « l'histoire de tous les Français »
1- Considérant que pour « l'esclavagisme Atlantique », trois pays se détachèrent nettement dans le peloton de tête du marathon à la « suprématie », en totalisant 89,9 % des expéditions :
- L'Angleterre : 41,3 %,
- Le Portugal : 29,3%
- La France : 19,2 %.
Considérant que les autres pays n'avaient qu'une participation toute relative :
- Hollande : 5,7%
- Amérique : 3,2%
- Danemark : 1,2%
[L'Espagne ne figurant pas dans ces statistiques pour la simple et bonne raison que « Sa Majesté (pas) Très Catholique » - dont les colonies américaines consommaient pourtant beaucoup d'esclaves -, préférait concéder le monopole du commerce à d'autres (qui seraient tenus pour responsables, plusieurs siècles après), plutôt qu'à ses sujets. Grâce à ces « privilèges » (ou contrats), les Génois, Portugais, Hollandais, Français, Anglais et les Basques, effectuèrent le « sale boulot » de transporter les esclaves vers les colonies espagnoles.]
2- Considérant que le Brésil est le pays qui a reçu le plus grand nombre d'Africains pendant l'esclavagisme atlantique avec environ 3,6 millions d'esclaves qui y débarquèrent pour servir de main-d'œuvre dans les plantations entre le XV° et le XIX° siècle (source : l'historien Taunay).
3- Considérant que la France [qui n'est pas le « doux pays de mon enfance », même si mes « frères et sœurs sénégalais(es) » apprenaient avec moi que leurs ancêtres étaient des Gaulois !…] a effectué 4 220 expéditions avec une moyenne de 300 esclaves, soit 1 266 000 esclaves chargés sur des caravelles battant pavillon français [pour lesquels les négociants touchaient une subvention du roi par esclave, en sus de leurs considérables profits (sic !)]
4- Considérant que durant la traversée, le taux de mortalité des esclaves était compris entre 10 % et 40 %.
5- Considérant que le taux de mortalité, avant embarquement, était extrêmement élevé.
Sachant que de très nombreux Africains étaient tués dans les guerres ethniques pour fournir ces esclaves commandés par les négriers (avec des armes que ces derniers leur fournissaient), que d'autres mourraient d'épuisement lors de marches forcées, ou encore préféraient se faire tuer ou se suicider plutôt que de devenir esclave.
Sachant qu'il y avait entre 5 à 9 victimes africaines pour expédier un esclave vers le « Nouveau Monde » [tel qui avait commencé, il ne s'est hélas jamais arrêté d'envahir !…].
En conclusion, je vous livre, ci-dessous, le résultat de mes travaux dans ce domaine et la fourchette des Africains qui furent victimes de l'esclavagisme Atlantique international en m'appuyant sur deux exemples concrets :
A- D'une part, sur les données du Brésil
Sachant que 3,6 millions d'esclaves débarquèrent au Brésil (cf. point 2 ci-dessus), ce qui avec une fourchette de décès lors du voyage compris entre 10 et 40% (cf. point 4), nous amène à un premier chiffre corrigé compris entre 4 et 6 millions d'esclaves expédiés depuis les différents pays d'Afrique vers le Brésil.
Sachant qu'il y a eu entre 5 à 9 victimes pour chaque esclave expédié (cf. point 5), les nouveaux chiffres corrigés correspondent à une fourchette variant entre 20 et 54 millions de victimes africaines, pour créer la Samba au Brésil.
Sachant que ce commerce vers le Brésil était essentiellement entre les mains des Portugais qui détenaient 29,3% de l'esclavagisme atlantique (cf. point 1), la fourchette totale des victimes africaines de « l'esclavagisme Atlantique » est comprise entre 68,26 et 184,30 millions d'Africains, soit un chiffre correspondant entre une et trois fois la population française actuelle !
2- D'autre part, sur les données officielles et connues de la France
Sachant que la France a effectué 4 220 « expéditions » avec une moyenne de 300 esclaves par navire, soit 1,266 millions d'esclaves (cf. point 3).
Sachant que je ne tiendrai pas compte dans ce cas des décès en mer, puisqu'il s'agit du nombre d'esclaves « expédiés » d'Afrique sur des caravelles battant pavillon français (d'autres « caravelles », volantes cette fois-ci, furent ensuite utilisées, quelques siècles après, pour les expulser de France en remerciement…).
Sachant qu'il y a eu entre 5 à 9 victimes pour chaque esclave expédié (cf. point 5), les nouveaux chiffres corrigés correspondent à une fourchette variant entre 6,33 et 11,394 millions de victimes africaines pour le compte des « négriers » français (parmi lesquels figurait en bonne place Voltaire qui avait fait d'excellents placements financiers).
Sachant que la France représentait 19,2% de l'esclavagisme international, la fourchette des victimes africaines de « l'esclavagisme Atlantique » est comprise entre 32,969 et 59,344 millions d'Africains, correspondant, au mieux, à la population française de l'époque ! [Que dirions-nous si des martiens venaient exterminer la France pour ramener 5 millions d'esclaves français pour cultiver leurs patates sur leur planète ?]
En prenant les fourchettes des deux exemples ci-dessus, j'en déduis que l'esclavagisme Atlantique a fait entre 33 et 184 millions de « victimes » [1], sans parler des familles déracinées qui pourraient humainement être considérées comme des « victimes », tout comme l'ont fait certains après la seconde guerre mondiale.
Afin de vous permettre de vous déculpabiliser d'une telle horreur, je rajouterai, dans un souci d'honnêteté éthique :
- les 17 millions [2] de victimes africaines de l'esclavagisme oriental (source : l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, dans son livre Les Traites négrières. Essai d'histoire globale) ;
- les 14 millions [2] de victimes africaines de l'esclavagisme intrer-africain (source : Ibidem) ;
- les 10 millions d'esclaves congolais décimés par les Belges - alors que le Congo était la propriété personnelle du roi Léopold II entre 1895 et 1908 -, et que l'esclavagisme était déjà aboli !
Les chiffres impressionnants qui précèdent (nous n'en sommes plus à « 6 millions » près), vous permettront de (ne pas) relativiser d'autres horreurs et/ou génocides, en vous faisant « toucher du doigt » comment on peut atteindre, en toute bonne ou mauvaise ( ?) foi des chiffres qui dépassent l'entendement avec toutes sortes de vraies-fausses « cohenneries », toutes plus fantaisistes les unes que les autres. Dans un souci d'apaisement et afin de ne pas susciter de polémiques, je ne vous ai pas apporté les centaines de « témoignages sur l'honneur » des victimes rescapées qui confirment mes chiffres, ni ceux de leurs bourreaux qui, EUX, ne furent jamais torturés pour signer de « vrais-faux » aveux…
Si l'on considère que tous les êtres humains sont « égaux en droit » et, s'il existe une « parité internationale » au niveau de l'humanité dans les génocides, tout chiffre inférieur à 33 millions, en ce qui concerne les victimes africaines de l'esclavagisme atlantique, devrait désormais être considéré - au même titre que la Loi « satanico-bolchevique » et ses « versets » correspondants -, comme relevant du négationnisme, passible de lourdes peines de prison !
Cependant, dans un souci de réconciliation internationale, il serait peut-être préférable de ne point se livrer à des calculs d'apothicaire et à de la surenchère dans la souffrance, car les statistiques offrent une particularité, c'est qu'on peut faire dire aux chiffres ce que l'on veut, « car l'histoire est le seul livre qui se lit à l'endroit et/ou à l'envers !»* [*phrase déposée à l'INPI par Alain Coutte].
Je ne saurai donc que vous suggérer d'abroger plus simplement toutes ces « Lois staliniennes » qui sont autant d'entraves à la liberté de recherche, car l'histoire n'est jamais figée et n'est pas un instrument « politique » et/ou « juridique », destiné à servir les intérêts de « lobbies qui n'existent pas ».
En effet, la mort et la déportation portées à une telle dimension de l'horreur ne pourront jamais rendre compte des souffrances endurées par les Africains, et de tant d'autres (Amérindiens,…), réduits en esclavage.
A mes « frères » et « sœurs » africain(e)s et descendants d'esclaves,
Certains citent des chiffres fantaisistes qui relèvent plus du fantasme des films de fiction, de Walt Disney ou encore de « mauvais » contes pour enfants, sans pour autant en amener une preuve quelconque, ni les étayer comme je viens de le faire, et n'accepte aucun débat sur le sujet, car « ce qui a eu lieu n'est pas discutable ! » [Autrement dit, « vous devez nous croire et fermer votre gueule »].
Je ne peux que suggérer à l'ensemble des peuples africains de ne point s'abaisser à une telle comptabilité macabre qui définirait « le prix des victimes » [ce qui correspondrait à quelques dizaines de trilliards de dollars, si l'on se base sur le barème de référence du prix de chacune de « certaines » victimes qui valent plus chères que d'autres…], car les morts n'en ont pas, paix à toutes leurs âmes.
Bien au contraire, il y a lieu de rester plus dignes dans la souffrance - tout en demandant cependant une reconnaissance internationale de ce génocide qui ne porte pas de nom -, que ceux qui en ont fait :
- « le plus puissant bouclier » contre toute critique à l'égard de leurs exactions actuelles contre un peuple qui n'a jamais demandé à être envahi, colonisé et réduit en esclavage ;
- un formidable outil de propagande, mais aussi de chantage auprès des gouvernements internationaux pour justifier la création de leur Etat et obtenir des réparations et des subventions que personne d'autre dans l'histoire de l'humanité n'a reçu à ce jour [grâce à VOS impôts, ceux de vos aïeux et de vos descendants pour les générations à venir… « Amèn(e) » (l'oseille) !] ;
- l'une des industries les plus rentables sur le plan international qui s'est emparé de la mémoire des victimes en ayant escroqué en toute légalité 1 milliard de dollars, nets d'impôts, aux banquiers suisses, ce qui est considéré, dans les annales du grand banditisme, comme le « plus grand casse du 20° siècle ».
Toutes ces sommes n'ont naturellement jamais été reversées à leurs bénéficiaires directs.
Elles ont servi d'autres intérêts qui n'avaient plus rien à voir avec un quelconque génocide.
La reconnaissance du génocide de l'esclavagisme atlantique et plus globalement de l'esclavagisme africain se traduirait alors, comme c'est le cas pour d'autres… :
- par une journée internationale de commémoration, définie par les Nations unies ;
- le financement par l'ensemble des pays négriers (y compris les pays arabes, avec un prélèvement sur leurs exportations de pétrole) d'une « Fondation Internationale pour la Mémoire » (à ne pas confondre avec le FMI qui dicte les règles de conduite aux pays dits « émergents », pour mieux leur enfoncer la tête sous l'eau). Cette Fondation aurait son siège dans le pays qui a le plus souffert de l'esclavagisme et des agences dans tous les pays concernés, chargés de collecter les informations. Ses salariés seraient exclusivement des Africains ou métisses descendants d'esclaves ;
- la mise en place de monuments commémoratifs dans tous les lieux responsables de l'esclavagisme (Bordeaux, Nantes, La Rochelle, Lisbonne, Madrid,…), ainsi que dans les pays de chargement et de déchargement des esclaves, afin que l'expression « Jamais, plus jamais » puisse enfin devenir, grâce à VOUS et « parce que vous le valez bien » [à ne pas confondre avec la publicité de « parce que vous ne valez rien »], une réalité et non pas des mots distillés par des « pseudo philosophes » sur les médias poubelles « politiquement corrects ».
A l'ensemble des universalistes,
Il faut débarrasser définitivement l'humanité de ce fléau qu'est l'esclavagisme qui sévit encore aujourd'hui dans certains pays.
Je pense en particulier à celui qui se fait appeler « la seule démocratie au Moyen-orient » qui fait venir - grâce à la mafia bolchevique [cela sert encore d'avoir organisé la révolution russe de 1918 à partir de New-York et d'avoir eu le contrôle, à 80%, des institutions soviétiques] -, par « charter » entier, des centaines de jeunes femmes slaves pour en faire des esclaves sexuelles dans les bordels en « terre sainte et (non) promise » et/ou sont revendues sur le marché international aux successeurs de « Meyer Lanski & Co ».
[1] la marge d'erreur très importante tient au fait que nous manquons d'éléments statistiques précis, compte tenu de l'époque à laquelle se sont déroulés les événements, notamment en ce qui concerne :
- les chiffres des victimes pour capturer des esclaves ;
- le nombre d'esclaves décédés entre leur capture et leur embarquement ;
- le nombre réel des décés durant leur transport, en dehors de quelques chiffres issus de manifestes des navires fort peu nombreux et peu significatifs.
Je rappellerai simplement que lors des attaques du 11 septembre 2001, sur une surface réduite et avec les moyens technologiques à notre disposition au 21° siècle, nous sommes passés de 6.000 à 3.000 morts en trois ans, soit une fourchette de 1 à 2.
Il n'est donc pas étonnant que la fourchette, en ce qui concerne l'esclavagisme, soit comprise entre 1 à 5,5, compte tenu de la période lointaine à laquelle elle s'est déroulée, tout comme elle aurait pu être de 1 à 3 durant la seconde guerre mondiale…
[2] Ces chiffres n'intègrent probablement pas les pertes en vies humaines pour capturer des esclaves. Si tel est le cas, le nombre de victimes est à multiplier par un coefficient compris entre 5 et 9.
Tout comme le taux de rentabilité de 6% cité par « l'historien » Olivier Pétré-Grenouilleau qui est ridiculement faible et me laisse croire qu'il est en dehors des réalités [comme nombre de chercheurs qui n'ont pas un pied dans la vie économique des entreprises], lorsqu'on sait que tout investissement « industriel ou commercial » dans les colonies devait être rentabilisé en MAXIMUM cinq ans, soit un taux de rentabilité de 20%/an minimum (Lesieur, Maurel & Prom, SCOA, CFAO, SCAC/SOCOPAO,…). Le taux de 6% est probablement un « artifice comptable » dans lequel les « provisions » étaient énormes. On sait par exemple que les sièges sociaux facturaient à leurs filiales des « frais de siège » exorbitants qui n'avaient rien à voir avec la réalité et que les « holdings » effectuaient des « provisions » massives avec la complicité des fonctionnaires du Centre des Impôts qui ne les ont JAMAIS redressé pour les réintégrer dans les profits.
Il faut savoir que Pinault (Groupe PPR) n'a racheté le groupe CFAO - premier groupe de commerce international français, solidement implanté encore aujourd'hui en Afrique -, pourtant 5 fois plus important que sa société, parce qu'il savait, du président de la CFAO lui-même (du reste, immédiatement viré après l'OPA pour avoir communiqué des informations confidentielles) qu'il allait mettre la main sur un « butin » de plusieurs dizaines de milliards de Francs de provisions constituées au fil du temps par des gestionnaires prudents qui allait lui permettre, grâce à ce « cash », de racheter ensuite le Printemps, la Redoute et la FNAC (alors que le groupe SCOA - qui avait les mêmes activités africaines que la CFAO -, a disparu en l'espace de trois ans, comme je l'avais prédit en son temps, avant d'en démissionner, pour ensuite diriger quelques années après la Division Négoce International Afrique/DOM-TOM de la CFAO, ce dernier groupe affichait de solides profits après provisions) .
Afin de démontrer que les chiffres d'Olivier Pétré-Grenouilleau sont dictés par d'autres considérations que celles d'un historien méthodique, il a nié le « génocide » de l'esclavagisme, ce qui en fait un « négationniste » et non pas un « révisionniste » (deux termes bien distincts, à mes yeux, en ce qui concerne la recherche historique, car tout chercheur et/ou historien est par définition un « révisionniste », dans un sens ou dans l'autre). Or, le dictionnaire « Le petit Robert » nous donne la définition suivante du génocide : « Destruction méthodique d'un groupe ethnique ». Tel a bel et bien été le cas en « puisant » des esclaves dans les différents groupes ethniques africains (dont certains ont quasiment disparu) comme on « puise » du charbon ou du pétrole jusqu'à extinction du minerai dans la mine ou le puit. Du reste, les esclaves étaient qualifiés de « bois d'ébène », démontrant s'il le fallait que c'était une ressource qu'il fallait « puiser », pour ne pa s dire « épuiser » jusqu'au dernier.
Si l'esclavagisme africain n'a pas été un génocide, alors il n'y a jamais eu de génocide dans l'histoire de l'humanité !
En conséquence de quoi, le livre « Les Traites négrières » d'Olivier Pétré-Grenouilleau doit être considéré comme étant un pamphlet négationniste et retiré purement et simplement de la vente, car il enduit en erreur les Français en donnant une vision très partielle des chiffres réels qui engendre la création de mythes qui, comme nous le savons, sont difficiles à faire tomber par la suite.
Alain Goutte
Dimanche 11 Mai 2008
ericfery@orange.fr
Une mission secrète en Afghanistan pave la voie à une guerre contre l'Iran
Par William M. Arkin
The Washington Post
Le 8 mai 2008
Ceux qui prédisent la guerre contre l'Iran ou une forme d'attaque surprise du tandem Bush-Cheney sur Téhéran sont constamment à la recherche de signes de préparatifs militaires tels qu'un bombardier B-52 qui décolle par erreur du Dakota du Nord armé de missiles de croisière nucléaires, un deuxième ou un troisième porte-avions qui entre dans le golfe Persique ou encore, un bombardier B-1 qui se crash au Qatar.
Étant donné que la manière la plus probable d'une guerre contre l'Iran ne sera pas un débarquement de Marines sur la plage, mais plutôt une attaque sur les installations nucléaires et sur des cibles du « régime, » des signes comme ceux-ci pourraient simplement n'être que des mirages. La véritable attaque ne surviendra pas nécessairement à la suite d'un avertissement et l'armée US a mis au point tout un système appelé «attaque globale » pour exécuter une telle attaque préventive.
Une mission secrète réalisée en août dernier au-dessus de l'Afghanistan a attiré mon attention, car elle nous dévoilait tout ce qu'il nous faut savoir sur la capacité de l'armée US à réaliser une attaque surprise contre l'Iran. Cette mission nous a également démontré jusqu'à quel point une telle attaque pourrait être inefficace.
Le 12 août 2007, quatre avions F-16CJ ont pris leur envol de l'Irak vers l'est de l'Afghanistan pour une mission d'une durée de 11 heures, en traversant l'espace aérien de six pays différents, avant de lancer plus d'une douzaine de bombes téléguidées sur des cibles des Talibans. Les équipages de ce vol qui ont fracassé tous les records ont reçu en 2007 le « Clarence MacKay Trophy, »un trophée très convoité et remis annuellement pour « le vol le plus méritant » de l'année.
Selon l'US Air Force, la mission secrète n'avait auparavant jamais été expérimentée et les pilotes se sont vus attribués une période de deux minutes pour réaliser l'attaque à la fin de leur vol de 2,100 milles. Le tout sans escale, ayant nécessité 13 remplissages aériens des réservoirs pour un vol équivalent à un aller-retour entre New York et Los Angeles.
Selon l'US Air Force, la mission a été un succès: Il en est résulté « une frappe directe » qui a permis à la coalition des forces terrestres de « conduire des raids sur les positions des Taliban. »
Toutefois, une vérification de l'actualité en Afghanistan pour la semaine du 12 août permet de constater que l'on ne parle pas d'une véritable attaque aérienne d'importance. Le 12 août, les fils de presse ont signalé des combats à proximité de la frontière pakistanaise de même que la mort de trois soldats US et de leur interprète afghan dans l'explosion d'une bombe. D'autres combats ont été signalés le 13 et le 14 août, mais pas de missions de bombardement en support aux Forces US ou afghanes. Le 15 août, le gouvernement afghan a annoncé une opération à grande échelle de trois jours dans la région de Tora Bora, une opération lancée en réponse à l'assassinat des trois soldats américains par un engin explosif improvisé au début de la semaine. Les officiels ont déclaré que près de 50 suspects militants pakistanais et talibans ont été tués lors d'opérations aériennes et terrestres. Pour sa part, un officiel afghan a déclaré que des avions de combat de la coalition ont effectué deux sorties pour attaquer les positions des Taliban dans cette région.
Je ne doute pas que la mission de nuit des avions F-16CJ était complexe et historique, de même qu'elle était physiquement et mentalement exigeante. Selon l'US Air Force, les équipages ont travaillé avec de nouvelles instructions et ils étaient dans l'inconnu. Le commandant de l'escadron a eu seulement 18 heures pour planifier et pour préparer l'attaque. De plus, la mission était si secrète qu'elle n'était pas inscrite sur le journal « Air Tasking Order, » le programme quotidien distribué dans toute l'armée US, ce qui compliquait les opérations de remplissage aérien des réservoirs et les survols.
Si le 12 août 2007 les États-Unis avaient tué Osama ben Laden ou réalisé de grandes victoires en Afghanistan, on pourrait apprécier pleinement la mission et l'attribution du Trophée MacKay. Mais je suppose que ce qui est important ici est que la mission s'est déroulée avec la précision d'une horloge et non pas parce que quelque chose d'important en Afghanistan a été détruit.
Rien de tout ceci ne vient ternir l'effort ni ce qui a été réalisé. Mais si c'était réellement une répétition d'une attaque contre l'Iran, alors c'était une mission où positionner les avions au-dessus de la cible avait plus d'importance que ce qui a réellement été bombardé.
Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
Source : http://blog.washingtonpost.com
Samedi 10 Mai 2008
danyquirion@videotron.ca
Le États-Unis parviendront-ils à pousser le Hezbollah à la faute ?
Les émeutes de Beyrouth sont un trompe l'œil. Elles ont été volontairement facilitées par les États-Unis qui espéraient pousser le Hezbollah à tuer les principaux leaders du gouvernement. Car seul un carnage aurait pu justifier une intervention de l'OTAN. Cependant l'Alliance nationale a fait preuve d'une grande retenue et n'a pas attaqué le palais du gouvernement. Cherchant à relancer les affrontements, le Premier ministre de facto a dénoncé les deux seules personnalités consensuelles aptes à entreprendre une médiation et a appelé à une contre-grève générale pour créer les conditions de débordements.
par Thierry Meyssan*
Le siège de Futur TV (télévision privée de la famille Hariri) saccagé par les manifestants.
En trois jours (7, 8, 9 mai 2008), les cartes ont été entièrement redistribuées au Liban. Si l’on s’en tient à la propagande de l’OTAN déversée par les agences de presse occidentale, le Hezbollah aurait organisé un coup d’État et pris le contrôle de Beyrouth-Ouest. Or, cette version ne tient pas une minute au regard des informations transmises par ces mêmes agences de presse. Premièrement, le Hezbollah a livré de brefs combats contre des intérêts de la famille Hariri à Beyrout-Ouest, mais s’est immédiatement retiré en passant le relais à l’armée, il n’y a donc pas eu de prise de contrôle de la ville. Deuxièmement, un « coup d’État » est une prise du pouvoir par surprise, mais jamais le Hezbollah n’a tenté de s’emparer du palais du gouvernement ou de liquider l’équipe gouvernementale. Au contraire, le Hezbollah, comme d’aileurs toute l’Alliance nationale, continue à ignorer le gouvernement de facto dont il ne reconnaît pas la légitimité parce que dénué de base constitutionnelle.
4 ans de crise, dont 18 mois de blocage
Les événements de ces trois jours sont un épisode supplémentaire du feuilleton ouvert depuis le vote par le Congrès des États-Unis du Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restauration Act, le 15 octobre 2003. Cette loi, adoptée dans la foulée de l’invasion de l’Irak, donnait au président Bush un blanc-seing pour lancer une nouvelle guerre contre le Liban et la Syrie lorsqu’il le jugerait utile.
J’ai décrit en détail dans L’Effroyable imposture 2 et sur Voltairenet.org, les plans successifs élaborés par Washington pour parvenir à ses fins et les nombreux rebondissements politiques et militaires de ce projet : l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri au moment où il se rapprochait du Hezbollah, la campagne médiatique pour rendre mensongèrement la Syrie responsable de ce crime, les élections législatives truquées, le retrait de l’armée syrienne hors du Liban, la sous-traitance de la guerre par le Pentagone à Tsahal, l’attaque israélienne et la destruction du Sud du Liban, la victoire militaire du Hezbollah, enfin le maintien illégal au pouvoir du gouvernement Siniora et le blocage de l’élection présidentielle.
Récapitulons un instant les épisodes précédents. Le 11 novembre 2006, la démission de cinq ministres entraîne la chute du gouvernement au regard de l’article 95A de la Constitution. Mais le Premier ministre Fouad Siniora décide de se maintenir au pouvoir. Le putsch est avalisé par la « communauté internationale » qui y voit la seule solution pour barrer la route à la coalition conduite par le Hezbollah. Il s’agit en effet d’un enjeu vital pour l’Empire anglo-saxon : un gouvernement dominé par le Hezbollah donnerait le signal de révolutions dans le monde arabe et marquerait la fin inéluctable non pas de l’État d’Israël, mais du régime sioniste au pouvoir à Tel-Aviv.
Bien que seule légitime à exercer le pouvoir au vu de sa résistance victorieuse face à l’invasion israélienne d’une part et de son soutien populaire massif d’autre part, l’Alliance nationale conduite par le Hezbollah et le Courant patriotique libre s’abstient de marcher sur le palais du gouvernement. Au contraire, Hassan Nasrallah et Michel Aoun s’appliquent à faire la démonstration qu’ils feront passer l’unité du pays avant les intérêts partisans, fussent-ils majoritaires. Cette extrême retenue s’explique par la crainte d’une nouvelle intervention militaire directe ou indirecte des États-Unis qui ne manqueraient pas de s’appuyer sur certains partis politiques minoritaires.
La situation politique s’est inscrite dans la géographie de Beyrouth. Alors que la famille Hariri avait installé deux grandes tentes sur la place des Martyrs lors de la « révolution du cèdre » (éphémère version locale des « révolutions oranges » orchestrées par la CIA), l’Alliance nationale a planté un vaste campement couvrant l’ensemble du centre ville et manifestant visuellement le rapport de force. Du coup, les putschistes se sont retranchés dans le palais du gouvernement, le Sérail, transformé en forteresse derrière des plots de béton, des murs de barbelés et des blindés.
Le face à face entre les putschistes et l’Alliance nationale s’éternise depuis 18 mois, chacun mettant le temps à profit.
Le gouvernement de facto, soutenu non pas par l’Occident comme aime à le dire la presse anglo-saxonne, mais par les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite, s’est doté d’un appareil de sécurité. Une police spéciale a été constituée en salariant les miliciens des Forces libanaises (parti d’extrême droite du criminel de guerre Samir Geagea) et en les envoyant se former auprès d’instructeurs US en Jordanie. En outre, la famille Hariri a créé diverses sociétés de gardiennage, qui sont autant de milices privées.
L’Alliance nationale a reconstitué l’arsenal de la Résistance avec l’aide officielle de l’Iran et officieuse de la Syrie comme le souligne la presse européenne, mais aussi l’aide discrète et continue de deux membres du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine. Le Hezbollah a envoyé de jeunes volontaires se former en Iran auprès des Gardiens de la Révolution et a construit un vaste réseau de lignes de défense au Sud du pays. Simultanément, le Hezbollah a aidé les autres composantes de l’Alliance nationale à se militariser et à se coordonner de manière à pouvoir exercer une résistance commune lors de la prochaine agression étrangère. Le groupe qui, après le Hezbollah, dispose des combattants les plus aguérris est aujourd’hui le Parti social nationaliste pansyrien (PSNS) d’Ali Qanso, dont la presse occidentale feint d’ignorer l’existence car il se définit comme laïque et n’entre pas dans l’analyse confessionnelle chère à la pensée coloniale.
Le mandat du président de la République, Émile Lahoud (proche de l’Alliance nationale), est arrivé à son terme le 23 novembre 2007. Refusant de suivre l’exemple de Fouad Siniora et de s’accrocher au pouvoir, M. Lahoud a quitté ses fonctions à l’heure dite en respectant les procédures démocratiques.
L’élection de son successeur par le Parlement suppose une majorité qualifiée, donc un accord entre les deux camps. En réalité, le gouvernement de facto s’en moque car la fonction présidentielle est largement honorifique. Son unique préoccupation est de se maintenir indéfiniment en place. L’Alliance nationale, quant à elle, envisage cette élection dans le cadre d’un équilibre global qui comprend un accord sur la représentativité du prochain gouvernement et sur le découpage des circonscriptions législatives.
À Washington, on estime que vu la faiblesse du soutien populaire au gouvernement de facto, toute évolution politique ne pourra se faire qu’à son détriment. Les États-Unis ont donc incité leurs relais locaux à geler la situation. Le blocage s’est étendu à tous les organes constitutionnels. Désormais le pays est sans gouvernement légitime, sans cour constitutionnelle, sans président et sans assemblée législative (le Parlement n’ayant plus de mandat que pour procéder à l’élection présidentielle).
Les administrations ne peuvent plus fonctionner. La crise politique a engendré une crise économique. La misère s’étend. Les gens ne peuvent survivre qu’avec l’aide de leur famille à l’étranger ou des subsides des partis politiques. Dans ce contexte, les œuvres sociales du Hezbollah ont rempli l’espace laissé vacant par un État défaillant.
3 jours de combats sporadiques
Cette situation aurait pu durer encore longtemps, malgré les souffrances qu’endure la population. Mais la victoire du Hezbollah sur Israël continue de propager ses effets dans le monde arabe. Ainsi, une nouvelle génération de résistants palestiniens comme l’Armée irakienne du Mahdi s’inspirent de son exemple. Washington a donc planifié un moyen d’en finir.
Comme je l’ai indiqué sur Al-Manar le 18 avril dernier, l’objectif principal n’est pas d’écraser le Hezbollah (ce qui supposerait une guerre à plus vaste échelle qu’en 2006), mais de le discréditer en le forçant à retourner ses armes contre d’autres arabes. Pour ce faire, Washington a prévu cyniquement de sacrifier ses principaux alliés politiques au Liban.
Pour s’assurer que cette opération ne dégénère pas en guerre régionale, la CIA a préalablement éliminé les deux chefs militaires du Courant patriotique libre et du Hezbollah : François el-Hajj (assassiné à Beyrouth le 12 décembre 2007) et Imad Mugniyeh (assassiné le 12 février 2008 à Damas).
Voici le détail de l’opération : dans la nuit du 25 au 26 avril 2008, des commandos US auraient dû débarquer à l’aéroport de Beyrouth et tenter d’éliminer Hassan Nasrallah. Qu’ils réussissent ou non, leur brève action aurait plongé la capitale dans le chaos et poussé les militants du Hezbollah à prendre à partie le gouvernement de facto et la famille Hariri. Plus le sang aurait coulé et plus il aurait justifié une intervention de l’OTAN. L’amiral Ruggiero di Biase, commandant de la FINUL maritime (la force des Nations Unies) aurait soudain changé les drapeaux des navires italiens, français et espagnols de l’Euromarfor et aurait débarqué ses hommes au port de Beyrouth sous les auspices de l’Alliance atlantique, prétendument pour secourir les survivants de l’équipe gouvernementale. Tout cela aurait été accompagné d’une ample propagande dénonçant la violence des chiites contre les sunnites et faisant perdre son aura au Hezbollah parmi les masses arabes. George W. Bush serait alors arrivé à Tel-Aviv pour fêter les 60 ans d’Israël et inviter les « États arabes modérés » sunnites à s’unir avec l’État juif face au péril chiite.
Washington avait prévu de laisser massacrer ses alliés politiques au Liban et de ne garder que ses agents opératifs sur l’échiquier. Ce qui revient à dire, sacrifier le Premier ministre de facto (Fouad Siniora) et le chef de la famille Hariri (Saad), mais conserver les hommes orchestres de la CIA : le leader druze Walid Jumblatt, (vice-président de l’Internationale socialiste) et son bras droit, le très volubile Marwan Hamade (le ministre de facto des Télécoms).
C’est dans ce cadre que le Hezbollah a arrêté le 26 avril le représentant du Parti socialiste français à l’Internationale socialiste dans le quartier Sud de Beyrouth. Le franco-afghan Karim Pakzad prenait des photos juste à côté du lieu où se trouve le bunker d’Hassan Nasrallah. Selon le Hezbollah, qui le suspectait d’être un agent de renseignement participant au soutien logistique de l’opération US visant à assassiner cheik Nasrallah, il avait sur lui un appareil d’interception des communications téléphoniques.
L’opération commando ayant été annulée après la découverte de caméras de surveillance placées à l’aéroport par le Hezbollah, Walid Joumblatt renversa la situation en accusant Hassan Nasrallah d’avoir préparé une action militaire pour détruire un avion sur la piste 17 de l’aéroport utilisée par des personnalités gouvernementales (ce qui n’est pas tout à fait faux, mais il s’agissait de piéger les commandos US, pas les membres du gouvernement de facto). Se croyant visé, le Premier ministre de facto révoqua le commandant de la sécurité de l’aéroport et annonça qu’il allait démanteler le réseau de communication du Hezbollah, outil indispensable de la Résistance.
Simultanément, les syndicats ont appelé à la grève générale pour une revalorisation du salaire minimum, le mercredi 7 mai. Ils ont été rejoints par les partis de l’Alliance nationale qui ont donné un tour politique à la grève en réclamant le départ des putschistes.
Sans que l’on sache de quelle manière, des affrontements armés ont opposé les membres d’Amal (le parti du président chiite de l’Assemblée nationale) à ceux du Courant du futur (le parti de la famille sunnite Hariri).
Les troubles se sont étendus dans la capitale, les 8 et 9 mai, à l’issue de la conférence de presse d’Hassan Nasrallah. L’armée s’est retirée des quartiers Ouest, qui ont été investis par des militants de l’Alliance nationale. Ceux-ci ont détruit les bureaux des médias de la famille Hariri sans que leurs sociétés de gardiennage ne les défendent, puis ils ont appelé l’armée à revenir assurer la sécurité publique. Utile précaution, car en vertu de la résolution 1701, la FINUL ne peut intervenir qu’à la requête de l’armée (donc uniquement après que celle-ci ait été mise en difficulté).
Les affrontements ont fait 18 morts et de nombreux blessés. Il ne s’agissait pas de combat en formations rangées, mais plutôt d’une sorte d’Intifada populaire encadrée par le Hezbollah.
Pendant cette action, les syndicats ont fermé l’aéroport et le port pour empêcher un éventuel débarquement des forces de l’OTAN.
Le bilan de ces trois jours est mitigé. D’un côté, le Hezbollah n’est pas tombé dans le piège qui lui était tendu, mais il a mis son doigt dans l’engrenage. De l’autre, le Courant du futur (famille Hariri) est apparu pour ce qu’il est : une coquille presque vide.
Samedi 10 mai, le Premier ministre de facto, Fouad Siniora, s’est adressé à la nation. Comme prévu, il a affirmé avec aplomb avoir toujours soutenu l’action du Hezbollah contre l’enemi israélien (ce dont personne ne se souvient), mais ne pas pouvoir accepter qu’il utilise les armes de la Résistance contre d’autres Libanais. Il a déclaré ne plus reconnaître à Nabih Berri, le président chiite de l’Assemblée nationale, la neutralité nécessaire pour servir de médiateur. Faisant le reproche inverse à l’armée, il l’a réprimandée pour son non-interventionnisme, ce qui met un terme au caractère consensuel de la candidature du chef d’état-major, Michel Sleimane. Enfin, ayant ainsi fermé toutes les portes, il a appelé ses concitoyens à manifester en silence leur refus de la violence, dimanche à 10h, dans toutes les rues du pays. Il s’agit évidemment d’une sorte de contre-grève générale visant à créer les conditions pour relancer les affrontements et justifier l’internationalisation de la crise.
Contre toute attente, l’armée a immédiatement répondu au Premier ministre de facto en refusant de limoger le commandant de la sécurité de l’aéroport et en s’opposant au démantèlement du réseau de communication du Hezbollah, considéré comme une arme indispensable à la défense nationale.
Dans les prochains épisodes, Washington va essayer de faire pression sur l’armée pour qu’elle sorte de sa neutralité et requière l’aide de la FINUL contre le Hezbollah. Cela passera probablement par l’élimination physique de certains officiers récalcitrants. De son côté, l’Alliance nationale va chercher à pousser son avantage sans se faire happer par l’engrenage. Elle devrait choisir de faire une pause pour remodeler une scène politique sur laquelle la famille Hariri est la grande perdante. Michel Aoun devrait s’attacher à mettre en avant la composante chrétienne pour invalider la rhétorique du clash chiite-sunnite et par là même désamorcer le piège états-unien.
Le 19 mai se tiendra la 19e session du Parlement pour l’élection du président de la République. Plus que jamais, il sera impossible de dégager une majorité qualifiée.
Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).
Samedi 10 Mai 2008
http://www.voltairenet.org
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La guerre contre les journalistes menée par les États-Unis
Par Amy Goodman, Alternet
Après avoir été emprisonné par l'armée US pendant plus de six ans, Sami al-Haj est aujourd'hui un homme libre. Son crime: le journalisme.
Visant les journalistes, l'administration Bush s'est engagée dans un assaut direct d'intimidation, d'emprisonnement et dans un black-out de l'information afin de limiter la capacité des journalistes à faire leur job. La principale cible de ces sept dernières années a été Al-Jazira, la chaîne de télévision arabe basée à Doha, au Qatar.
En Novembre 2001, malgré le fait qu'Al-Jazira ait donné à l'armée US les coordonnées de son bureau à Kaboul, des avions de guerre US ont bombardé le bureau d'Al-Jazira et ils l'ont détruit. Un reporter d''Al-Jazira couvrant la rencontre de George Bush et de Vladimir Poutine à Crawford, au Texas, a été arrêté dans le même mois par le FBI parce que sa carte de crédit était « liée à l'Afghanistan. » Au printemps 2003, les États-Unis ont largué quatre bombes sur l'hôtel Sheraton de Bassora, en Iraq, là où les correspondants d'Al-Jazira, qui étaient les seuls journalistes à faire des reportages depuis cette ville, étaient les seuls invités. Un autre employé d'Al-Jazira a montré sa carte d'identité à un soldat de l'armée US à un poste de contrôle de Bagdad, pour ensuite voir sa voiture être la cible des tires des soldats de cette armée. Il s'en est tiré indemne. On ne peut pas en dire autant de Tareq Ayyoub, un reporter d'Al-Jazira qui se trouvait sur le toit de l'édifice à bureau de la chaîne à Bagdad le 8 avril 2003, date à laquelle un avion de guerre US l'a mitraillé. Il a été tué. Sa veuve, Dima Tahboub, m'a dit: « La haine engendre la haine. Les États-Unis ont dit qu'ils faisaient cela pour mettre en déroute le terrorisme. Mais qui est maintenant engagé dans le terrorisme? »
Il y a aussi l'histoire de Sami al-Haj. Un cameraman à l'emploi d'Al-Jazira qui tournait un reportage sur l'invasion US de l'Afghanistan. Le 15 décembre 2001, alors qu'il était dans une ville pakistanaise près de la frontière afghane, Haj a été arrêté, puis emprisonné en Afghanistan. Six mois plus tard, enchaîné et bâillonné, il a été transporté par avion à la prison US de Guantanamo Bay. Haj a été détenu pendant près de six ans; il a été interrogé à maintes reprises et il n'a jamais été accusé d'un quelconque crime et il n'est jamais été présenté devant un tribunal. Il a participé à une grève de la faim pendant plus d'un an, mais il a été nourri de force par ses geôliers par un tube d'alimentation qu'on lui passait par le nez jusqu'à son estomac. Haj a été soudainement libéré cette semaine. Le gouvernement US a annoncé qu'il était transféré aux mains des autorités du Soudan, son pays natal, et le gouvernement du Soudan n'a pris aucune action contre lui. Il a été transporté d'urgence à une salle d'urgence et il a été vu sur son ancienne chaîne, Al-Jazira:
« Je suis très heureux d'être au Soudan, mais je suis très triste en raison de la situation de nos frères qui demeurent toujours à Guantanamo. Les conditions à Guantanamo sont très, très mauvaises et elles s'aggravent de jour en jour. Notre condition humaine et notre dignité humaine ont été violées et l'administration US outrepassait toutes les valeurs humaines, toutes les valeurs morales et toutes les valeurs religieuses. À Guantanamo, il y a des animaux qui sont appelés des iguanes, que les rats traitent avec plus d'humanité. Mais il y a là des personnes de plus de 50 pays qui sont complètement privées de tous les droits et les privilèges et à qui on ne donne même pas les droits que l'on donne aux animaux. » Il a décrit la profanation du Coran dans le cadre des efforts visant à le briser: « Ils méprisent le Coran, ils en ont détruit à plusieurs reprises et ils posaient leurs pieds sales sur lui. Ils s'assoyaient également sur le Coran tout en essayant de nous mettre en colère. À plusieurs reprises ils ont commis des violations contre notre dignité et nos organes génitaux. » Au moins, un fonctionnaire du Département de la Défense a laissé tomber les accusations.
Asim al-Haj, le frère de Sami, m'a dit dans une interview en janvier dernier concernant les 130 interrogatoires: « Au cours de cette période, tous les interrogatoires portaient sur Al-Jazira et sur une prétendue relation entre Al-Jazira et Al-Qaïda. Ils ont essayé de l'inciter à espionner ses collègues d'Al-Jazira. »
Selon le Comité pour la protection des journalistes, 10 journalistes ont été détenus pendant de longues périodes par l'armée des États-Unis, puis remis en liberté sans inculpation. Il y a quelques semaines en Irak, l'armée US a relâché Bilal Hussein, un photographe de l'Associated Press à qui a été décerné le prix Pulitzer et ce, après l'avoir détenu sans inculpation pendant deux ans. Une fois les militaires ont accusé Hussein d'être un « terroriste opérant dans les médias et qui s'est infiltré chez Associated Press. »
Le Comité indique que 127 journalistes et 50 autres employés des médias ont été tués en Iraq depuis 2003, soit bien au-delà de deux fois le nombre de [journalistes] tués pendant la Seconde Guerre Mondiale. Nous devons rappeler ceci à l'administration Bush: Ne tirez pas sur le messager.
Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
Source : http://www.alternet.org/waroniraq/84848/
Dimanche 11 Mai 2008
danyquirion@videotron.ca