jeudi 15 mai 2008
Bloodmeat de Protest The Hero
Guerre d'Irak, la grande imposture
George W. Bush est un tantinet mécontent et déçu! Cinq après la désastreuse entreprise de l'occupation de l'Irak, avec ses plus de 800.000 morts civils et des dégâts qui pèseront des décennies entières sur la vie des générations futures de cette terre infestée de violences, le Président américain regrette "l'inexactitude"- délicat euphémisme- des rapports de ses services de renseignements, ceux là même, qui, rappelons-le, ont déclenché la catastrophe de 2003. Sauf que, pour l'heure, ce n'est, ni de faux regrets, ni de larmes de crocodile dont les Irakiens ont besoin : les Irakiens ont, surtout, besoin que l'Amérique cesse de leur mentir et qu'elle avoue avec franchise être débarquée en Mésopotamie, non pas pour y apporter la prospérité, la liberté, choses, désormais, aussi introuvables que les prétendus ADM de Saddam, mais bien pour garantir une hégémonie géopolitique quasi-centenaire, via le contrôle de la principale artère énergétique de la planète qu'est le Moyen-Orient. Les Irakiens veulent que le Président en instance de départ ne se fourvoie plus aux yeux du reste du monde et qu'il est le courage d'accepter, comme tout "bon perdant", que son idée n'était pas judicieuse, que sa stratégie était mauvaise et que sa mise en œuvre, plus que catastrophique. Mais M. Bush n'en est visiblement pas encore à mesurer l'étendue de son propre échec. Il croit qu'il peut toujours retourner la situation parce qu'il est le plus fort et qu'il ne saurait capituler. Alors une simple question se pose : Combien, dans ces conditions, faudra-t-il encore de victimes irakiennes et américaines ? Le Président ne manque certainement pas d'arguments pour expliquer à ses compatriotes que la première puissance militaire au monde doit au moins disposer des moyens de préparer un départ honorable. Mais le sait-il seulement qu'il y a plus de 30 ans, l'un de ses prédécesseurs, englués, alors, dans les marécages vietnamiens, usait, avec la même obstination, du même faux raisonnement ? Et la suite, tout le monde la connaît : le 30 avril 1975, le dernier représentant américain quittait à bord d'un hélicoptère, la bannière étoilée sous le bras, le toit de son ambassade à Hanoi, pour rejoindre les bâtiments de guerre qui mouillaient au large du Cap Saint-Jacques. Ce souvenir mérite que le Président Bush réfléchisse sérieusement à l'option du retrait des troupes d'Irak, car l'histoire a ceci de terrible qu'elle est un éternel recommencement.
Jeudi 15 Mai 2008
http://french.irib.ir
Les Sionistes mettent en garde contre une attaque du Hamas
Le chef des renseignements de l'armée israélienne Amos Yadlin a informé le gouvernement du régime sioniste que ses agents avaient détecté des signes indiquant que les combattants préparaient une attaque à la frontière avec la bande de Gaza, a rapporté le quotidien "Ha' aretz". Le Hamas essaie également de forcer le blocage imposé contre la bande côtière mais à un autre endroit qui pourrait se situer à la frontière israélienne, a prétendu Yadlin faisant allusion à la brèche ouverte en janvier par les Palestiniens dans la frontière égyptienne. L'ancien chef d'état-majora affirmé : "Toutes les colonies situées à moins de 40 km de la bande de Gaza peuvent devenir la cible des roquettes tirées par le Hamas : Ashdod, Kiryat Gat et même Beer Sheva."
Jeudi 15 Mai 2008
IRIB
Tel-Aviv menace de mener une vaste offensive contre la Bande de Gaza
Le régime sioniste a menacé de mener une vaste offensive contre la Bande d Gaza. Ce régime a fait été aujourd'hui de la disponibilité de son armée pour débuter une vaste offensive contre la Bande de Gaza après l'attaque aux roquettes contre le sud de la Palestine Occupée. Benyamin Ben Aliazar, ministre israélien des affaires structurelles qui est l'un des membres du cabinet de sécurité de ce régime a souligné que l'armée israélienne n'était jamais aussi prête pour une offensive d'envergure contre la Bande de Gaza. Les combattants palestiniens ont frappé par roquettes la ville d'Ashkelon au nord de la Bande de Gaza blessant 31 sionistes, et cela en réponse aux crimes israéliens et simultanément avec la rencontre de Bush et Olmert à Beitolmoghaddas. Une heure avant l'attaque des combattants palestiniens l'armée du régime sioniste avait attaqué la Bande de Gaza et tués 6 palestiniens en martyr.
Jeudi 15 Mai 2008
IRIB
Iran : Ahmadinejad prédit la disparition d'Israël
Intervenant mercredi devant les habitants de la province de Golestan dans le nord de l'Iran, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a prédit la disparition prochaine d'Israël, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.
"Le régime sioniste (Israël) est en train de s'éteindre. Tous les peuples de la région ont une profonde aversion pour ce régime factice et criminel", a déclaré le président de la République islamique.
Actuellement, les Israéliens célèbrent le 60e anniversaire de la création de l'Etat hébreu. La population du pays a fêté le 8 mai dernier la principale fête nationale, le Jour de l'Indépendance.
Selon M. Ahmadinejad, dès que les peuples de la région "auront la moindre occasion, ils éradiqueront ce régime factice".
"Célébrer la naissance du régime sioniste revient à fêter la naissance d'un être mort-né. Ces célébrations n'ont aucun sens et ne font que déshonorer leurs organisateurs", a souligné le président iranien.
L'Iran ne reconnaît pas officiellement l'Etat d'Israël, considérant qu'il a été créé illégalement sur les territoires palestiniens.
Mercredi 14 Mai 2008
RIA-Novosti
'Sarkozy, la grande manipulation' dans Politis
Merci à Bernard Langlois, auteur dans son bloc-notes hebdomadaire du numéro 1001 de Politis du texte suivant :
"L’ANNIVERSAIRE"
Un an déjà, et surtout quatre ans encore au moins. Le sarkozysme est une calamité qui s’est abattue sur la France, dont la gauche tout entière – des Solferiniens aux trotskistes en passant par les cocos – porte l’entière responsabilité. Tant il était impensable qu’après douze ans de Chirac une opposition digne de ce nom puisse rater ce rendez-vous de la dernière présidentielle : elle l’a raté, et tant pis pour nous.
Pour nous consoler et nourrir nos résistances, trois bouquins parmi bien d’autres que je vous recommande de lire et d’offrir.
– Mon premier est un travail de recension quasi exhaustif de cette année écoulée, recension assortie des commentaires avisés et sévères de l’auteur, le journaliste et blogueur de Plume de presse, dont je vous ai plusieurs fois vanté la pugnacité. Les amateurs, nombreux, d’Olivier Bonnet, qui attendaient l’ouvrage avec impatience, ne seront pas déçus : leur champion allie l’engagement de l’honnête homme révolté à une précision quasi notariale [Sarkozy, la grande manipulation, Les points sur les i, 173 p., 17,90 euros ]. Quatorze chapitres, un thème par chapitre et cette conclusion, qui est aussi la nôtre : « Au-delà des anecdotes et de l’arrivisme politique, apparaît crûment une entreprise méthodique de destruction sociale. »
– Mon deuxième ne le démentira pas, dont l’auteur, le médecin Christian Lehmann, fut un des plus courageux combattants contre la franchise médicale (combat perdu, mais dans un contexte politique aussi débilitant, qui peut espérer gagner quoi ? Ça ne doit pas empêcher de se battre !). L’auteur s’attache, lui, à démonter « la sarkolangue », décortiquant le discours du « fils caché de Margaret Thatcher et Silvio Berlusconi », mettant au jour avec brio ce qu’il appelle « la relation symbiotique » du candidat, puis du Président, avec Henri Guaino, « le Nègre de Narcisse » [Sarkolangue, Ramsay, 172 p., 14 euros].
– Mon troisième fait aussi la belle part à ce « ventriloque » qui soufflait ses répliques à « la poupée » s’agitant sur la scène [Les Mots de Nicolas Sarkozy, Seuil, 174 p., 16 euros]. Sarkozy aurait-il gagné sans Guaino et son talent pour vampiriser les discours, les thèmes, les références de la gauche ? Analysant quelque 300 allocutions prononcées entre 2004 et 2007, les linguistes Louis-Jean Calvet et Jean Véronis donnent clairement à voir les différences abyssales entre les discours pensés et écrits par le « Pygmalion » (la plupart des discours qui ont marqué) et les pauvres envolées du candidat quand il est livré à lui-même… Trois essais qui valent condamnation sans appel du pauvre type qui s’agite au sommet de l’État, qui nous représente et nous fait honte à chaque occasion. Triste anniversaire."
Les exemplaires de La grande manipulation dédicacés destinés aux souscripteurs sont partis hier de la Poste, par la levée de 15h. Bientôt chez vous.
Jeudi 15 Mai 2008
http://olivierbonnet.canalblog.com
Et si le Liban implosait ?
«Concordia civium murus urbium»
La concorde entre les citoyens, voilà la muraille des villes.
Professeur Chems Eddine Chitour
Depuis que le gouvernement illégitime de Siniora a accusé, mardi 6 mai, le Hezbollah d'atteinte à la souveraineté du Liban en entretenant un réseau de télécommunications parallèle à celui de l'Etat et d'avoir installé des caméras d'espionnage à l'aéroport de Beyrouth, son bras de fer avec l'opposition a pris un tour violent. Les premiers affrontements entre partisans de l'opposition, alliée de l'Iran et de la Syrie, et de la majorité, soutenue par les Occidentaux, avaient éclaté à Beyrouth le 7 mai. Ils faisaient suite à des mesures prises par le gouvernement pour contrer l'influence du Hezbollah, interprétées par le parti chiite comme une déclaration de guerre. Le Hezbollah avait alors pris le contrôle de l'ouest de Beyrouth après avoir chassé ses rivaux sunnites pro-gouvernementaux. L'armée avait ensuite décidé de geler les décisions gouvernementales et appelé les hommes armés à se retirer des rues. Mais l'opposition a promis de poursuivre son mouvement de ´´désobéissance civile´´. Ces combats font suite à 18 mois de paralysie des institutions du Liban, où la communauté chiite, alliée à une partie des chrétiens, revendique une influence accrue face à la majorité antisyrienne. La Ligue arabe - encore elle - a appelé à résoudre la crise libanaise sur la base d'une initiative en trois points, qui demande l'élection immédiate du commandant de l'armée, le général Michel Suleiman, comme président du Liban, et la formation d'un gouvernement d'union nationale, sans aucun groupe disposant du droit de veto, ainsi que la signature d'une nouvelle loi électorale.
´´Bien sûr que l'Iran appuie ce qui se passe au Liban, un coup d'Etat, et le soutient. Cela affectera ses relations avec tous les pays arabes, même les musulmans´´, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Faisal. Il a appelé ´´toutes les parties régionales à respecter l'indépendance et la souveraineté du Liban, d'arrêter d'interférer dans ses affaires et d'inciter les tensions confessionnelles´´. L'Iran et la Syrie, pays à majorité chiite, appuient le Hezbollah, mais démentent toute interférence dans les affaires intérieures libanaises. Mardi, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a réagi aux accusations saoudiennes, estimant qu'elles avaient été proférées sous le coup de la colère. Téhéran est le seul pays qui ne se mêle pas des affaires du Liban, a-t-il assuré. Le président américain, George W. Bush, avait averti la veille l'Iran et la Syrie que la communauté internationale ne permettrait pas que le Liban retombe sous domination étrangère.
Qui est derrière?
Selon le quotidien britannique, le Guardian, les Etats-Unis sont entrés dans un jeu dangereux au Liban et sont responsables de leur aventurisme dans ce pays. ´´Les Etats-Unis ont adopté une stratégie injuste et dangereuse pour éliminer le Hezbollah, tout comme cela a été le cas pour le Mouvement de la Résistance islamique de la Palestine, Hamas´´, précise le quotidien. ´´ Les alliés libanais des Etats-Unis n'ont pas pu satisfaire les exigences de Washington au sujet de la Résistance libanaise´´, a ajouté le Guardian avant de conclure: ´´ Les Etats-Unis ont adopté une stratégie censée créer des affrontements au Liban et ils n'ont jamais eu le souci d'apporter la paix pour les Libanais ni pour les autres peuples de la région´´.(1) Signe des tensions, le navire de guerre américain USS Cole, dont le déploiement en février au large du Liban avait notamment été critiqué par la Syrie, est de retour en Méditerranée, après avoir franchi le Canal de Suez, a annoncé, dimanche, un responsable de l'Autorité du canal.
«On n'oubliera pas aussi, écrit Georges Corm, que le très sérieux journaliste américain Seymour Hersh nous a avertis depuis mars passé, que certaines branches de l'Administration américaine et un membre très influent de la famille royale saoudienne (le prince Bandar ben Sultan, ancien ambassadeur à Washington) ont décidé de faciliter l'entrée au Liban et le financement de groupes sunnites jihadistes terroristes, notamment le Fath el Islam, hostiles aux chiites et ceci pour embarrasser le Hezbollah et attiser les tensions entre sunnites et chiites au Liban».La déstabilisation du Liban, initiée par la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies en septembre 2004, amplifiée par l'assassinat de Rafik Hariri en février 2005 et ceux qui ont suivi, continue à un rythme plus inquiétant qu'auparavant.
La guerre d'intérêts
Face à une situation explosive créée par une crise constitutionnelle grave qui secoue le pays depuis novembre 2006, l'armée a assuré à tous des espaces de liberté pour manifester et faire des sit-in...Cette fois cependant, le gouvernement libanais, malgré la démission des ministres de la communauté chiite et d'un ministre de la communauté grecque-orthodoxe, se refuse à partir ou à élargir le gouvernement pour prendre le caractère d'un gouvernement d'union nationale, et ceci malgré les manifestations géantes et la permanence du sit-in des partis de l'opposition. Le gouvernement, qui a perdu sa légitimité multicommunautaire, résiste à l'appel de la raison, fort du soutien des Etats-Unis et des Etats de l'Union européenne.(2).
Autre son de cloche cette fois diabolisant aussi le Hezbollah, l'accusant de tous les maux. Pour Antoine Basbous, politologue, spécialiste du monde arabe: «C'est l'Iran et la Syrie ce qui se passe au Liban, c'est une guerre civile pilotée par des intérêts étrangers. Le guide de la révolution iranienne, le président iranien et le vice-président iranien disent depuis des mois que le Liban est la terre où il faudra vaincre l'impérialisme et le sionisme. Ce pays a été désigné comme un théâtre des opérations, comme une terre de Djihad. Le mouvement chiite dispose de 40.000 à 50.000 missiles, d'un bon entraînement militaire, de structures sociales et sanitaires et a mis en place une organisation de la société calquée sur l'Iran. (..) Après la guerre de 2006 contre Israël, le Hezbollah est devenu l'acteur incontournable du pays. Aujourd'hui, il prend le pouvoir en faisant du Liban un lieu privilégié de la confrontation régionale, une "Ghaza bis" à la disposition de Damas et de Téhéran. (...) L'Etat du Hezbollah a, en effet, installé son propre réseau filaire de télécommunication sécurisé. Il s'agissait d'abord de sécuriser ses actions militaires. Puis, ils ont creusé des tranchées partout dans les villes et les campagnes. On a alors découvert qu'il ne s'agit pas seulement d'un réseau téléphonique mais d'un système, notamment au profit de Damas et de Téhéran, qui espionne les ministères, les politiques et les citoyens. L'Etat du Hezbollah était en train d'effacer l'Etat légal dans un pays où il n'y a plus de président de la République depuis six mois, bientôt plus de patron de l'armée. Une "irakisation" du Liban se profile. Une guerre civile, la plus atroce et la plus cruelle entre radicaux chiites et sunnites, se dessine sur instruction de Damas et de Téhéran».(3)
Thierry Meyssan auteur de l'Effroyable imposture s'inscrivant en faux contre les attaques du 11 septembre 2001, dans une analyse plus fine, nous incite à démêler l'écheveau: Les émeutes de Beyrouth sont un trompe-l'oeil. Elles ont été volontairement facilitées par les États-Unis qui espéraient pousser le Hezbollah à tuer les principaux leaders du gouvernement. Car seul un carnage aurait pu justifier une intervention de l'Otan. En trois jours (7, 8, 9 mai 2008), les cartes ont été entièrement redistribuées au Liban. Si l'on s'en tient à la propagande de l'Otan déversée par les agences de presse occidentales, le Hezbollah aurait organisé un coup d'Etat et pris le contrôle de Beyrouth-Ouest. Or, cette version ne tient pas une minute au regard des informations transmises par ces mêmes agences de presse. Premièrement, le Hezbollah a livré de brefs combats contre des intérêts de la famille Hariri à Beyrouth-Ouest, mais s'est immédiatement retiré en passant le relais à l'armée, il n'y a donc pas eu de prise de contrôle de la ville. Deuxièmement, un «coup d'État» est une prise du pouvoir par surprise, mais jamais le Hezbollah n'a tenté de s'emparer du Palais du gouvernement ou de liquider l'équipe gouvernementale. Au contraire, le Hezbollah, comme d'ailleurs toute l'Alliance nationale, continue à ignorer le gouvernement de facto dont il ne reconnaît pas la légitimité parce que dénué de base constitutionnelle. «Les événements de ces trois jours sont un épisode supplémentaire du feuilleton ouvert depuis le vote par le Congrès des États-Unis du Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restauration Act, le 15 octobre 2003. Cette loi, adoptée dans la foulée de l'invasion de l'Irak, donnait au président Bush un blanc-seing pour lancer une nouvelle guerre con-tre le Liban et la Syrie lorsqu'il le jugerait utile... L'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri au moment où il se rapprochait du Hezbollah, la campagne médiatique pour rendre mensongèrement la Syrie responsable de ce crime, les élections législatives truquées, le retrait de l'armée syrienne hors du Liban, la sous-traitance de la guerre par le Pentagone à Tsahal, l'attaque israélienne et la destruction du sud du Liban, la victoire militaire du Hezbollah, enfin le maintien illégal au pouvoir du gouvernement Siniora et le blocage de l'élection présidentielle. (...) Récapitulons un instant les épisodes précédents: le 11 novembre 2006, la démission de cinq ministres entraîne la chute du gouvernement au regard de l'article 95A de la Constitution. Mais le Premier ministre Fouad Siniora décide de se maintenir au pouvoir. Le putsch est avalisé par la «communauté internationale» qui y voit la seule solution pour barrer la route à la coalition conduite par le Hezbollah. L'Alliance nationale, conduite par le Hezbollah et le Courant patriotique libre, s'abstient de marcher sur le palais du gouvernement. Au contraire, Hassan Nasrallah et Michel Aoun s'appliquent à faire la démonstration qu'ils feront passer l'unité du pays avant les intérêts partisans, fussent-ils majoritaires. «(...)Washington a prévu cyniquement de sacrifier ses principaux alliés politiques au Liban. Pour s'assurer que cette opération ne dégénère pas en guerre régionale, la CIA a préalablement éliminé les deux chefs militaires du Courant patriotique libre et du Hezbollah: François el-Hajj (assassiné à Beyrouth le 12 décembre 2007) et Imad Mugniyeh (assassiné le 12 février 2008 à Damas). Voici le détail de l'opération: dans la nuit du 25 au 26 avril 2008, des commandos US auraient dû débarquer à l'aéroport de Beyrouth et tenter d'éliminer Hassan Nasrallah. Qu'ils réussissent ou non, leur brève action aurait plongé la capitale dans le chaos et poussé les militants du Hezbollah à prendre à partie le gouvernement de facto et la famille Hariri. Plus le sang aurait coulé et plus il aurait justifié une intervention de l'Otan. (...) Washington avait prévu de laisser massacrer ses alliés politiques au Liban et de ne garder que ses agents opératifs sur l'échiquier. L'opération commando ayant été annulée après la découverte de caméras de surveillance placées à l'aéroport par le Hezbollah.»
Crise constitutionnelle
(...) Le bilan de ces trois jours est mitigé. D'un côté, le Hezbollah n'est pas tombé dans le piège qui lui était tendu, mais il a mis son doigt dans l'engrenage. De l'autre, le Courant du futur (famille Hariri) est apparu pour ce qu'il est: une coquille presque vide. Samedi 10 mai, le Premier ministre de facto, Fouad Siniora, s'est adressé à la nation. Il a déclaré ne plus reconnaître à Nabih Berri, le président chiite de l'Assemblée nationale, la neutralité nécessaire pour servir de médiateur. Faisant le reproche inverse à l'armée, il l'a réprimandée pour son non-interventionnisme, ce qui met un terme au caractère consensuel de la candidature du chef d'état-major, Michel Suleiman. Contre toute attente, l'armée a immédiatement répondu au Premier ministre de facto en refusant de limoger le commandant de la sécurité de l'aéroport et en s'opposant au démantèlement du réseau de communication du Hezbollah, considéré comme une arme indispensable à la défense nationale. Le 19 mai se tiendra la 19e session du Parlement pour l'élection du président de la République. Plus que jamais, il sera impossible de dégager une majorité qualifiée.(4)
Il est dramatique que le pays arabe, qui représentait ce qu'on appelait à juste titre, la Suisse du Moyen-Orient, soit poussé aux extrêmes à cause des ingérences extérieures et de l'état déplorable du monde arabe. Nul doute que certains y verront une guerre sunnite-chiite. Pourtant, il ne faut pas oublier que c'est l'invasion du Liban en 1982 qui a permis la création du Hezbollah. Cherchez l'erreur! Il faut ajouter à cela l'incurie des dirigeants arabes tétanisés par leur impuissance et ce faisant, capables de toutes les combines et servilités pour plaire aux puissants et garder ainsi leur trône. Peu importe la détresse de leurs peuples. L'analyse de Gabriel Enkiri est d'une brûlante lucidité, nous le laissons conclure. «Chacun sait, écrit-il, qu'au Proche-Orient, les frontières des Etats sont mouvantes, fragiles par conséquent. Au gré des événements et des rapports de force (entre grandes puissances régionales et internationales), ces frontières évoluent. Les ´´dominants´´ du moment en profitent pour ´´reformater´´ des ´´États´´ à leur profit, bien entendu. Aujourd'hui, incontestablement, il y a du re-formatage dans l'air. De toute évidence, c'est le plus faible, le Liban, qui risque de faire les frais de l'opération. Les frontières dessinées en 1920, puis en 1949, puis en 1967, puis etc. ne donnent jamais satisfaction aux prédateurs. Le butin acquis, petit ou grand, en appelle d'autres. ´´Chacun attend son heure´´. Cela nous rappelle la malheureuse Pologne, prise elle aussi en tenailles entre ses deux puissants voisins, l'Allemagne et la Russie. Damas rêve d'atteindre la Méditerranée, soit par Beyrouth, soit par Tripoli au nord. Israël rêve du Litani, au sud du Liban, cette formidable réserve d'eau qui faisait, déjà, saliver les sionistes en 1920! L'ancien secrétaire d'État américain, Henry Kissinger, ´´spécialiste´´ du Proche-Orient, n'a jamais cessé de répéter ´´que la solution du problème israélo-arabe´´ se négocierait...à Damas....Henry Kissinger est toujours là, dans l'entourage de Bush Jr..Tout ce que l'on peut souhaiter pour le Liban, c'est que ses dirigeants, tous ses dirigeants, prennent conscience que leur pays est véritablement menacé de disparition».(5)
1.Irib: Les Etats-Unis sont entrés dans un jeu dangereux au Liban 12/05/2008.
2.G.Corm: Le Liban dans la tourmente des conflits régionaux. La Vanguardia le 24 mai 2007.
3.Antoine Besbous: Une guerre civile atroce et cruelle se dessine au Liban. Propos recueillis par Ludovic Blecher Libération.fr 9 mai 2008
4.Thierry Meyssan: Intifada à Beyrouth: Les Etats-Unis parviendront-ils à pousser le Hezbollah à la faute? Réseau Voltaire 10 mai 2008
5.Gabriel Enkiri: Le Liban menacé dans son existence même. Irib 12 mai 2008
Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique Alger
Jeudi 15 Mai 2008
vdida2003@yahoo.fr
La guerre contre l'Iran peut être plus proche que ce qu'on pense
Silence assourdissant dans notre pays (Italie) sur les perspectives d'une grande guerre moyen-orientale amorcée par une attaque balistique et aérienne étasunienne et israélienne contre une présumée base iranienne d'entraînement des terroristes qui tuent les soldats américains en Irak. Silence du gouvernement Berlusconi, silence de la majorité et de la minorité parlementaire, silence des politologues et experts militaires, silence des mas medias. On en parle et on en écrit aux Etats-Unis et en Europe, pas en Italie. La dernière, et la plus alarmante, annonce d'une apocalypse éminente a été donnée par le périodique de droite The American Conservative : sous le titre « La guerre avec l'Iran peut être plus proche qu'on ne l'imagine » Philip Giraldi, ex fonctionnaire de la CIA, se réfère à une réunion du Conseil de la Sécurité Nationale qui a approuvé les plans d'attaque par missiles Cruise contre une base Al Qods (la Garde Révolutionnaire Iranienne) où seraient entraînés les militants irakiens engagés dans la guérilla contre les troupes d'occupation. Le Secrétaire d'Etat Condoleeza Rice, le Secrétaire au Trésor Henry Paulson, le Conseiller pour la Sécurité Nationale Stephen Hadley, le Président Georges Bush et le Vice Président Dick Cheney ont approuvé le plan opérationnel, tandis que le Secrétaire à la Défense Robert Gates s'est exprimé en faveur d'un renvoi de l'opération.
par Lucio Manisco
Deux jours avant, le 7 mai, la Maison Blanche, par l’intermédiaire des dirigeants de la région kurde en Irak, avait envoyé une communication officielle au gouvernement iranien, demandant à ce dernier d’admettre ses interférences dans le pays voisin et l’engagement formel d’interrompre son appui aux différents groupes de militants qui se battent contre les troupes d’occupation. Réponse immédiate de Téhéran : aucune discussion n’est possible tant que les Etats-Unis ne suspendront pas les infiltrations d’agents et le soutien qu’ils fournissent aux dissidents iraniens. D’où la décision de l’Administration Bush d’envoyer un signal « non équivoque », c’est-à-dire balistique, à la direction iranienne. On peut présumer – conclut la note informative de The American Conservative- qu’il s’agira d’une attaque de précision ciblée contre les dispositifs al-Qods d’une base aux environs de Téhéran, qui évitera des pertes chez les civils : il reviendra au Président de donner l’ordre de mission dès que les préparatifs seront au point.
Le 10 mai, la Maison Blanche a admis officieusement qu’une réunion du Conseil de la Sécurité Nationale avait eu lieu et qu’elle avait eu pour thème la visite du Président à Jérusalem cette semaine, pour participer aux célébrations du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël, ainsi que pour relancer les négociations de paix, argument repris ensuite par Georges Bush le 12 mai.
Non moins alarmants sont les développements de ces dernières semaines : un second porte-avions avec chasseurs bombardiers et navires d’appui a rejoint l’imposant déploiement aéronaval étasunien dans le Golfe Persique ; on voit croître de jour en jour le barrage de dénonciations contre le gouvernement de Téhéran, de la part du Département d’Etat, pour de présumées interférences militaires en Irak, alors que se montent désormais à 5 les interceptions d’unités légères iraniennes dans les eaux territoriales par des unités de la marine Usa ; de vastes champs de mines ont été installés aux frontières ; et malgré les démentis de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA) et de seize services de contrespionnage étasuniens, le Vice-Président Cheney et le Secrétaire d’Etat Rice ont continué, de concert avec le gouvernement israélien, à dénoncer la potentielle menace nucléaire de Téhéran ; la tentative manquée au Liban de neutraliser le Hezbollah, prélude probable d’une seconde offensive israélienne, peut avoir induit Washington à accélérer le calendrier de l’offensive contre l’Iran.
Gary Leupp, professeur d’histoire à la Tufts University, orientaliste et expert de questions moyen-orientales, a tracé, à partir des révélations publiées par The American Conservative, les profils des conséquences catastrophiques de l’attaque étasunienne prévue : d’une réaction militaire iranienne spasmodique et généralisée, à l’engagement dans la guerre de la Syrie et du Liban ; des insurrections armées chiites au renversement des régimes pro-occidentaux jusqu’à de nouvelles alliances, impensables aujourd’hui, comme celle de Téhéran et des Talibans sunnites. Gary Leupp est on ne peut plus pessimiste sur l’éventuelle opposition de l’opinion publique étasunienne qui serait prise dans une grande flambée patriotique de soutien à « nos boys au front » ; quant aux deux candidats démocrates à la présidence, tant Hillary Clinton que Barak Obama ont déjà assuré que, contre l’Iran, « toute option est valable » ; sans parler du républicain McCain, qui a même été décrit par un de ses partisans comme « un Bush aux stéroïdes ». Une grande guerre moyen-orientale rendrait certaine sa déjà probable victoire en novembre ; elle aiderait les Etats-Unis à dépasser leur plus grave crise économique depuis celle des années Trente ; et dans le projet insensé des neocons, l’interruption des flux énergétiques moyen-orientaux vers la Chine, l’Inde et l’Europe, ainsi qu’une utilisation possible d’armes nucléaires tactiques contre l’Iran, renforcerait l’hégémonie politique militaire du grand empire d’occident sur le monde entier.
Et l’Italie ? « L’Italie fera sa part » comme l’a anticipé l’ex ministre de la Défense et ultra pro-américain Martino, avec sa proposition de changer les règles d’engagement au Liban, et d’employer directement nos valeureuses troupes sur les champs de bataille afghans. Tous les autres, opposition et gouvernement, journaux et télé journaux préfèrent ignorer le drame imminent qui va s’abattre sur l’humanité. C’est ainsi que nous ne savons pas si nous avons augmenté –comme tous les autres pays européens- nos réserves stratégiques de pétrole, si le Ministère de la Défense a déjà préparé de plans d’évacuation pour nos soldats dépourvus de tous moyens militaires propres à combattre dans une guerre ouverte, en Afghanistan et au Liban, et de ces centaines de Carabiniers et forces spéciales employées à l’entraînement de l’armée et de la police en Irak.
Le gouvernement du bel paese et l’opposition de sa majesté préfèrent s’occuper de la nécessité urgente de bâillonner Travaglio1, de réduire à néant Anno Zero2 et d’actualiser les diktats contre les femmes de Joseph Ratzinger3.
http://www.luciomanisco.com/index.htm, 13 mai 2008.
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.
1 Marco Travaglio, journaliste politique (justice), essayiste, auteur de L’odore dei soldi, sur les origines de la fortune de S. Berlusconi, (qui lui a valu plusieurs procès de la part de SB) est de nouveau la cible d’attaques : citant le livre I complici (Abbate et Gomez) il a évoqué samedi dernier dans une émission télé à grande écoute, les « fréquentations embarrassantes » et « amitiés mafieuses » du 3ème personnage de l’Etat italien, le nouveau président du Sénat Renato Shifani. Toute la classe politique italienne, « comme d’habitude quand il s’agit de défendre la Caste, les divers représentants des partis de droite et de gauche forment le carré et parlent d’une seule voix ». y compris celui que l’auteur appelle « sa majesté » (le président du nouveau Partito dei Democrati, qui a formé un gouvernement « ombre » après sa défaite aux dernières élections). Avec le changement de gouvernement, c’est aussi le contrôle de la Rai, et pour les politiciens, ses postes de direction, qui sont en jeu pour toute la classe politicienne italienne. (Toutes les notes sont de la traductrice)
2 Emission politique de la chaîne RAI Due, qui a donné plusieurs fois à Travaglio un droit de réplique.
3 Le 22 mai sera le 30ème anniversaire de la loi 194, autorisant l’interruption volontaire de grossesse en Italie. Le pape Benoît XVI est déjà parti à l’assaut de cette loi en recevant avant-hier 800 représentants du Movimento per la vita, qui demande l’abrogation de cette loi. Une manifestation à l’appel de nombreuses associations laïques, féministes, gays et centres sociaux, est organisée sous le nom de « Pride laico » en défense de la loi 194, à l’occasion de la visite du pape à Gênes, samedi 17 mai, voir dirittinrete.org.
Lucio Manisco est journaliste ; il a été le correspondant de la Rai, et de titres de la presse écrite, pendant plusieurs dizaines d’années aux Etats-Unis ; ex-fondateur du quotidien Liberazione (organe du Prc), et ancien député européen.
Article original:
Jeudi 15 Mai 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8964
30 colons blessés après la chute d'un missile palestinien à Askalane
Abou Zouhri : les missiles palestiniens sur Ashkelon représentent un message au président Bush
Le porte-parole du mouvement Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri, a affirmé que les missiles de la résistance palestinienne qui ont frappé la ville occupée d'Ashkelon, portent un message au président américain, George Bush, que le peuple palestinien n'abandonne jamais son droit au retour vers ses territoires.
Abou Zouhri a dit, lors d'une rencontre populaire organisée, hier mercredi 14/5, par le bureau d'information du Hamas dans la ville centrale, que son mouvement respecte la proposition égyptienne à l'accalmie mais il va poursuivre son projet de résistance pour faire face aux agressions sionistes.
Il a souligné que le mouvement du Hamas ne s'oppose pas l'accalmie qui oblige l'occupation d'arrêter ses agressions et de lever le blocus injuste imposé contre Gaza qui vise à frapper le mouvement du Hamas qui est devenu un exemple dans la région.
Abou Zouhri a considéré que le projet d'accalmie avec l'occupation n'a pas été présenté par le Hamas mais une proposition des égyptiens en soulignant qu'elle vient dans le cadre de la direction du conflit et que son échec ouvre la porte devant d'autres moyens probables.
De son côté, l'ancien ministre d'information, Dr. Youssef Rezka, a affirmé que le droit de retour est sacré, tout en avertissant de tout abandon à ce droit qui représente la question palestinienne.

Al Qassam : l'opération militaire contre Ashkelon est une riposte aux crimes sionistes
Les brigades d'Al Qassam, la branche militaire du Hamas, ont salué les résistants des brigades du martyr Djihad Jibril, la branche militaire, du commandement général du front populaire qui ont exécuté, mercredi le 14/5, une opération de qualité contre la ville occupée d'Ashkelon, en lançant un missile de type Grade.
Ce missile des résistants palestiniens a causé la blessure des dizaines de sionistes dans le centre de la ville d'Ashkelon.
Lors de leur communiqué militaire dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, les brigades d'Al Qassam ont affirmé que cette opération de qualité est une réponse normale aux crimes sionistes perpétrés quotidiennement contre les citoyens de Gaza et de la Cisjordanie dont le dernier assassinat de six palestiniens dans la ville de Jabalia et à Khan Younès.

30 colons blessés après la chute d'un missile palestinien à Askalane
30 colons sionistes ont été blessés, aujourd'hui à midi, mercredi 14/5, et trois d'entre eux se sont retrouvés dans état grave, après la chute d'un missile palestinien de fabrication locale sur un centre commercial à Askalane.
Des sources arabes ont dit que des missiles lancés par des résistants palestiniens sont tombés sur un centre commercial plein de colons sionistes à Askalane.
Jeudi 15 Mai 2008
http://www.palestine-info.cc
Pourquoi pas l'ADN au secours du peuple palestinien ?
En Italie, pour résoudre le "mystère" étrusque, les scientifiques et les biologistes ont recours, depuis quelques années, à l'ADN dans la recherche des origines de ce peuple qui vivait notamment en Toscane, quelques siècles avant JC. Plusieurs villages font l'objet de ces recherches, et les premiers résultats ont été récemment publiés. Ainsi, il apparaît que les Étrusques seraient venus d'Anatolie . D'autres résultats sont annoncés. Lorsque Arthur Koestler publia, dans les années 50, son ouvrage iconoclaste, "la 13e tribu" , dans lequel il démontrait que les "juifs" d'Europe orientale étaient en réalité des descendants des Khazars, un peuple turcophone originaire du Caucase (donc des aryens, et non des sémites), le livre fut quasiment passé sous silence. Aujourd'hui, Marek Halter a repris l'histoire pour en faire un roman "le vent des Khazars"
Du temps de Koestler, l'ADN n'existait pas. Pourquoi ne pas aujourd'hui effectuer des recherches sur l'origine de toutes ces communautés juives, qui n'ont visiblement rien à voir entre elles ? Celles de l'Est, celle d'Allemagne, celles du monde arabe etc. Nous voyons bien, à l'oeil nu, que tous ces gens que l'on appelle "juifs", ne constituent ni un peuple, ni une ethnie. De même, il n'a jamais été démontré que les Hébreux, après la conquête romaine, se seraient "dispersés", les uns vers le Maghreb, les autres vers la Baltique etc. etc. De plus en plus, on estime que, tels les Khazars, ce sont des populations qui se sont converties au judaïsme à un moment donné, en fonction des événements, ou des invasions. Koestler expliquait que des ethnologues juifs qui étaient arrivés à la même conclusion que lui, se virent interdire de publier leurs travaux au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour une raison fort compréhensible : les Ben Gourion, les Golda Meir, les Shamir ( des khazars !) revendiquaient la terre de Palestine en prétendant que c'était la "terre" de leurs "ancêtres", et ce, bien entendu, soutenus par les maîtres de l'URSS, ces grands amoureux de la "vérité historique" ! Le petit juif de Pologne, disait-on, ne répétait-il pas en se levant chaque matin, depuis des siècles "l'an prochain à Jérusalem" ? En vérité, ceux qui émigraient gagnaient les États-Unis et non la Palestine ! Là encore, avec l'aide des soviétiques, les sionistes les expédièrent en Palestine pour y combattre "l'impérialisme britannique" que Staline espérait bien expulser de la région.
Imaginons les chrétiens de Chine, du Japon ou de Corée exigeant le "retour à Rome" et en Italie - le pays de leurs "ancêtres" - simplement parce qu'ils sont catholiques ? Même à l'ONU ils seraient obligés de rigoler !
Pourquoi ne pas proposer - à l'occasion du 60e anniversaire de la Naqba - à la communauté scientifique internationale, de mettre en place un institut de recherche, sous le parrainage de l'ONU ou de l'UNESCO, qui ferait toute la lumière, avec les moyens modernes d'investigation, sur les origines de ces communautés juives, tellement différentes les unes des autres, qu'elles n'ont en commun, probablement, que la religion. La science au service de la politique et de la connaissance ? Voilà qui nous changerait du "bourrage de crâne", et nous aiderait à sortir du désespérant statu quo.
Jeudi 15 Mai 2008
Gabriel Enkiri
http://wwwkerlegan.blogspot.com