Lycéens et fonctionnaires, en majorité des enseignants, ont défilé jeudi par milliers contre la suppression de milliers de postes, une mobilisation à laquelle Nicolas Sarkozy a répondu en annonçant un projet de loi "avant l'été" sur l'accueil des enfants. Le mot d'ordre de grève a été bien suivi dans l'Education, avec 63% de grévistes dans le primaire, selon les syndicats, pour protester contre le projet de nouveaux programmes. La grève a aussi touché le reste de la Fonction publique : elle a été observée par 24,8% des agents de l'Etat. Les manifestations ont réuni en France entre 200.000 personnes selon la police, et 300.000 manifestants selon les organisateurs: Ils étaient 7.000 à 30.000 à Marseille, 12.000 à 30.000 à Nantes, 7.000 à 15.000 à Grenoble. La quasi-totalité des fédérations et syndicats de l'Education, y compris l'enseignement privé sous contrat, et les parents d'élèves FCPE appelaient à manifester contre les 22.900 suppressions de postes dans la fonction publique, dont 11.200 dans l'Education prévues en 2008, alors que 35.000 sont déjà annoncées pour 2009

Vendredi 16 Mai 2008
IRIB